Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2407891
mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2407891 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 mai 2024, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 27 mai 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter sans délai le territoire français en fixant son pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). ". Aux termes de l'article R. 612-1 du code de justice administrative : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
2. D'une part, aux termes de l'article R. 411-3 du code de justice administrative : " Les requêtes doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées d'une copie. "
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 414-2 du même code : " Les personnes physiques et morales de droit privé non représentées par un avocat, autres que celles chargées de la gestion permanente d'un service public, peuvent adresser leur requête à la juridiction par voie électronique au moyen d'un téléservice accessible par le réseau internet. / Ces personnes ne peuvent régulièrement saisir la juridiction par voie électronique que par l'usage de ce téléservice. / Les mémoires et pièces ultérieurement produits doivent être adressés à la juridiction au moyen de ce même téléservice, sous peine d'être écartés des débats à défaut de régularisation dans un délai imparti par la juridiction (). "
4. Par un courrier recommandé avec accusé de réception adressé à Mme B le 3 juin 2024, et dont elle a accusé réception le 5 juin 2024, le tribunal l'a invitée à régulariser son recours, introduit par télécopie, dans un délai de quinze jours à compter de la réception de ce courrier, en lui proposant de s'inscrire à Télérecours ou Télérecours citoyen ou, à défaut, en transmettant un exemplaire original signé de sa requête et des pièces jointes accompagné d'une copie. En dépit de cette invitation à régulariser sa requête, l'intéressée n'a pas adressé l'original de sa requête et des pièces jointes accompagné d'une copie de sa requête, laquelle n'a pas davantage été transmise au tribunal via l'un des procédés listés aux articles R. 414-1 à R. 414-7 du code de justice administrative. Par suite, la requête Mme B est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Cergy, le 9 octobre 2024.
La première vice-présidente
Signé
C. Grenier
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.