lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2408100 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | DA COSTA CRUZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 juin 2024, M B A, représenté par Me Da Costa Cruz, demande au juge des référés :
1°) de prononcer la liquidation de l'astreinte fixée par l'ordonnance du 25 mars 2024 pour la période du 3 avril 2024 au 6 juin 2024 ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance, de le convoquer dans un délai de sept jours pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour et lui délivrer, dans l'attente de l'instruction de sa demande, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas exécuté l'ordonnance du juge des référés du Tribunal n° 2311849 du 24 octobre 2023 qui lui faisait injonction de lui communiquer dans un délai de vingt-et-un jours à compter de la notification de l'ordonnance, une date de convocation afin de lui permettre de faire enregistrer sa demande de titre de séjour et l'ordonnance du juge des référés du Tribunal n°2400400 du 25 mars 2024 dont l'article 1er prononçait à l'encontre de l'État une astreinte de 100 euros par jour de retard s'il n'était pas justifié de l'exécution de cette injonction dans le délai de dix jours à compter de la notification de cette nouvelle ordonnance.
M. A, représenté par Me Da Costa Cruz, a produit des pièces complémentaires enregistrées le 2 septembre 2024.
La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- l'ordonnance n° 2311849 rendue le 24 octobre 2023 par le juge des référés du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- l'ordonnance n° 2400400 rendue le 25 mars 2024 par le juge des référés du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Louvel, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 3 septembre 2024 à
10 heures 00.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme El Moctar, greffière :
- le rapport de M. Louvel, juge des référés ;
- et les observations de Me Da Costa Cruz pour M. A.
Le préfet des Hauts-de-Seine n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par l'ordonnance n° 2311849 du 24 octobre 2023, le juge des référés du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de communiquer à M. A, dans un délai de vingt-et-un jours à compter de la notification de l'ordonnance, une date de convocation afin de lui permettre de faire enregistrer sa demande de titre de séjour. Par l'ordonnance n° 2400400 du 25 mars 2024, le juge des référés du même tribunal, statuant sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a assorti cette injonction d'une astreinte journalière de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de dix jours après notification de l'ordonnance. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés de procéder à la liquidation de cette astreinte pour la période du 3 avril 2024 au 6 juin 2024, faute pour le préfet des Hauts-de-Seine d'avoir exécuté l'injonction dans le délai imparti par l'ordonnance du 25 mars 2024.
2. Aux termes de l'article L. 911-6 du code de justice administrative : " L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêts. ". Aux termes de l'article L. 911-7 du même code : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée. ". Enfin, l'article L. 911-8 du code mentionné ci-dessus dispose : " La juridiction peut décider qu'une part de l'astreinte ne sera pas versée au requérant. / Cette part est affectée au budget de l'Etat ".
3. Il résulte de l'instruction que l'ordonnance du 25 mars 2024 a été notifiée au préfet des Hauts-de-Seine le même jour. Aux termes de cette ordonnance, le préfet des Hauts-de-Seine disposait d'un délai de dix jours, expirant donc le 4 avril 2024 à minuit, pour communiquer à
M. A une date de convocation afin de lui permettre de faire enregistrer sa demande de titre de séjour. Toutefois, l'intéressé soutient qu'il n'a reçu aucune convocation en dépit des relances adressées par son conseil à la préfecture des Hauts-de-Seine par courriel les 27 mars, 12 avril,
23 avril, 15 mai et 27 mai 2024, dont il justifie. Le préfet des Hauts-de-Seine, qui n'a pas produit d'observation en défense, ne fait valoir aucune difficulté technique, matérielle ou juridique de nature à justifier de l'inexécution des obligations qui découlaient de l'ordonnance n° 2400400 du 25 mars 2024.
4. Dans ces circonstances, il y a lieu de liquider l'astreinte au taux de 100 euros pour la période courant du 4 avril 2024 à minuit au 6 juin 2024 à minuit, date arrêtée par le requérant, soit soixante-trois jours de retard, pour un montant total de 6 300 (six mille trois cents) euros.
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accueillir les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A ni de faire application de la possibilité ouverte par l'article L. 911-8 du code de justice administrative.
6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros que demande le requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
OR D O N N E :
Article 1er : L'État est condamné à verser à M. A la somme de 6 300 euros au titre de la liquidation de l'astreinte prononcée par l'ordonnance du juge des référés n° 2400400 du 25 mars 2024.
Article 2 : L'État versera à M. A la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine et au ministère public près la Cour des comptes en application de l'article R. 921-7 du code de justice administrative.
Fait à Cergy, le 7 octobre 2024.
Le juge des référés,
Signé
T. Louvel
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui le concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2408100
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026