jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2408336 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DESSALCES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 et 12 juin 2024, la société publique locale Seine Ouest aménagement demande au juge des référés :
1°) d'ordonner une expertise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 531-1 du code de justice administrative en vue de constater le défaut de planéité des pelouses synthétiques des terrains de rugby et de football du stade Le Gallo, 39 quai Alphonse Le Gallo à Boulogne Billancourt (92104) ;
2°) de réserver les dépens et les frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à la suite des travaux de restructuration et de réaménagement du stade Le Gallo, réalisés entre le 30 novembre 2015 et le 30 octobre 2017 et postérieurement à la date de réception des travaux avec réserves, les services d'homologation des terrains des fédérations sportives de football et de rugby ont constaté des affaissements des pelouses synthétiques faisant obstacle à leur homologation ;
- elle assurait la maîtrise d'ouvrage déléguée de ces travaux ;
- l'expert désigné par l'assureur, la société Allianz Iard, a rendu un rapport de refus de prise en charge le 25 mars 2024 et le bureau d'étude Infraneo a également constaté des différences d'altimétrie ;
- la mesure de constat par un expert est utile pour conserver, dans la perspective d'une action contentieuse, une preuve des phénomènes d'affaissement des deux pelouses synthétiques avant la réalisation de travaux de remise en état durant l'été.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le mémoire enregistré le 9 septembre 2024, présenté par la société publique locale Seine Ouest aménagement, tendant au maintien de la requête.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné Mme Grenier, vice-présidente du tribunal, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 531-1 du code de justice administrative : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation des faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction () ". Le constat judiciaire ordonné sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative précité est une pure constatation des faits et des désordres sans aucune recherche de causalité et de remèdes. Le constat judiciaire doit ainsi être effectué dans un délai court par l'expert désigné et ne peut donc être assimilé à la mission d'expertise judiciaire de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
2. La demande présentée par la société publique locale Seine Ouest aménagement entre dans le champ d'application des dispositions précitées. Il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur les dépens :
3. Aux termes de l'article R.761-4 du code de justice administrative : " La liquidation des dépens, y compris celle des frais et honoraires d'expertise () est faite par ordonnance du président de la juridiction, () ". Dès lors, il n'appartient pas au juge des référés de statuer sur les conclusions de la société publique locale Seine Ouest aménagement relatives aux dépens.
Sur les frais d'instance :
4. Il n'y a pas lieu, dans le cadre de la présente procédure qui ne tend qu'au prononcé d'une mesure d'instruction, de se prononcer sur des conclusions relatives à l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B A, exerçant 31 rue d'Estienne d'Orves à Verrières le Buisson (91370), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission de :
- se rendre sur les lieux, stade Le Gallo, 39 quai Alphonse Le Gallo à Boulogne Billancourt (92104) ;
- constater les phénomènes d'affaissements et de défauts de planéité sur les pelouses synthétiques des deux terrains sportifs (football et rugby) du stade Le Gallo ;
- faire toutes les observations qu'il estimerait utile pour l'information du tribunal dans la limite de la mission ci-dessus définie.
Article 2 : L'expertise de déroulera contradictoirement en présence de la commune de Boulogne-Billancourt, de la société Agence Bruno Mader, de la société Campenon Bernard Construction, de la société PMC études, de la société Allianz Iard.
Article 3 : Le rapport d'expertise sera déposé au greffe par voie électronique, dans les conditions prévues à l'article R. 621-6-5 du code de justice administrative, dans les meilleurs délais. Des copies du rapport seront notifiées aux parties intéressées par l'expert et, avec leur accord, par voie électronique dans les conditions prévues à l'article R. 621-7-3 du même code.
Article 4 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la société publique locale Seine Ouest aménagement, à la commune de Boulogne-Billancourt, à la société Agence Bruno Mader, à la société Campenon Bernard Construction, à la société PMC études, à la société Allianz Iard et à M. B A, expert.
Fait à Cergy-Pontoise, le 12 septembre 2024.
La juge des référés,
Signé
C. Grenier
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026