Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2408339

mardi 8 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2408339
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l’arrêté du préfet du Val-d’Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant (notification tardive de l’arrêté et obtention d’un emploi) étaient inopérants ou insuffisamment précis, les pièces relatives à son travail étant postérieures à la décision attaquée. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement infondés ou irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 juin 2024 et le 21 juin 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 24 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;

Il soutient que :

- il a trouvé un travail au sein de l'entreprise PRV ;

- il a reçu notification de l'arrêté attaqué plus de trente jours après son édiction.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 septembre 2024, le préfet du Val-d'Oise confirme le bien-fondé de son arrêté et produit les pièces du dossier de M. B.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. M. B, ressortissant pakistanais né le 3 juillet 1986, a demandé, le 10 janvier 2023, le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " salarié " qui était arrivé à expiration le 26 décembre 2022. Par un arrêté du 24 avril 2024, le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. B demande l'annulation de cet arrêté.

3. A l'appui de sa requête tendant à l'annulation de l'arrêté du 24 avril 2024, M. B soutient qu'il a reçu notification de l'arrêté attaqué plus de trente jours après son édiction et qu'il a trouvé un travail au sein de l'entreprise PRV. Toutefois, les pièces qu'il produit sur ce dernier point sont postérieures à l'arrêté attaqué. Ainsi, la requête de M. B ne comporte que des moyens inopérants et des moyens qui ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le délai de recours contentieux étant expiré, cette requête doit être rejetée en toutes ses conclusions en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er: La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet du Val-d'Oise.

Fait à Cergy, le 08 octobre 2024.

Le président de la 10ème chambre,

signé

S. Ouillon

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2408339