mercredi 26 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2408445 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BLUTEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 juin 2024, la société ISO Protection, représentée par Me Benoit, demande à la juge des référés statuant par application des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
1°) à titre principal, d'annuler la procédure de passation du marché de prestations de sécurité, sureté, gardiennage, des évènements de la commune d'Argenteuil et des bâtiments communaux ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler la décision en date du 11 juin 2024 par laquelle la commune d'Argenteuil a rejeté sa candidature ;
3°) d'ordonner la reprise de la procédure au stade de l'examen des candidatures ;
4°) de mettre à la charge de la commune d'Argenteuil la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est recevable, dès lors que la procédure de sélection des candidatures et des offres est entachée d'irrégularités susceptibles de l'avoir lésée ;
- la procédure de passation du contrat est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnait les dispositions des articles L. 2142-1, R. 2421-2 et R. 2142-13 du code de la commande publique, dès lors que les exigences de la commune concernant les effectifs dont devaient justifier les candidatures sont disproportionnées et ont pour seul objet de la discriminer ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2024, la commune d'Argenteuil, représentée par Me Bluteau, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société requérante de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable dès lors que l'acte d'engagement a été signé le 6 juin 2024, soit antérieurement à la notification et à l'introduction du référé précontractuel le 12 juin 2024.
Par un mémoire complémentaire enregistré le 21 juin 2024, la société ISO Protection conclut aux mêmes fins et conclut également à l'annulation du marché public sur le fondement de l'article L. 551-13 du code de justice administrative.
Elle soutient en outre que :
- il appartient à la commune de justifier de la transmission du contrat à la préfecture et qu'à défaut, la requête doit être regardée comme recevable ;
- l'exigence de cent agents telle qu'elle figure au sein du règlement de la consultation ne vaut que pour le marché à venir et n'implique aucune antériorité.
Par un second mémoire en défense enregistré le 23 juin 2024, la commune d'Argenteuil conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et fait valoir en outre que :
- il n'appartient pas au juge des référés, dans le cadre des pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, de contrôler la validité de la signature du contrat ; la circonstance que le contrat ait été transmis et réceptionné en sous-préfecture postérieurement à sa signature n'est pas de nature à établir que ce contrat n'a pas été signé à la date indiquée sur l'acte d'engagement ;
- les conclusions de la société tendant à l'annulation du marché sont irrecevables ;
- à titre subsidiaire, la requête n'est pas fondée.
Par un mémoire enregistré le 23 juin 2024, la société Iso informe le tribunal de son désistement pur et simple de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Lepetit-Collin, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 24 juin 2024 à 10 heures 30.
Le rapport de Mme Lepetit-Colin, juge des référés, a été entendu au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Soulier, greffière d'audience, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un avis de marché publié le 26 février 2024, la commune d'Argenteuil a lancé une consultation en vue de l'attribution d'un marché de prestations de sécurité, de sureté, de gardiennage des évènements de la commune d'Argenteuil et de bâtiments communaux, dont la date limite de remise des offres était fixée au 26 mars 2024 à 12 heures. La société Iso Protection a déposé son offre le 25 mars 2024, en groupement avec la société SEC TEAM. Par un courrier en date du 11 juin 2024, la commune d'Argenteuil a rejeté la candidature de la société Iso Protection. Par la présente requête, la société Iso Protection demande au juge des référés d'annuler la procédure de passation du marché en cause ainsi que la décision du 11 juin 2024 rejetant sa candidature et d'ordonner la reprise de la procédure au stade de l'examen des candidatures.
Sur le désistement :
2. Par un mémoire enregistré le 23 juin 2024, la société Iso Protection a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune d'Argenteuil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la société Iso Protection de l'ensemble de ses conclusions.
Article 2 : Les conclusions de la commune d'Argenteuil présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Iso Protection, à la commune d'Argenteuil, et à la société SEC TEAM.
Fait à Cergy, le 26 juin 2024.
La juge des référés
signé
H. Lepetit-Collin
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026