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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2409481

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2409481

mardi 20 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2409481
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantGATEAU LEBLANC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l’annulation d’un arrêté du préfet du Nord du 3 décembre 2023 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant (insuffisance de motivation, défaut d’examen, erreur de droit et erreur manifeste d’appréciation) n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°24DA00335 du 30 mai 2024, la cour administrative d'appel de Douai a annulé l'ordonnance n°2311000 du 14 décembre 2023 rendu par le tribunal administratif de Lille et renvoyé l'affaire à ce tribunal pour qu'il soit statué sur la demande de M. B.

Par une ordonnance du 19 juin 2024, le vice-président du tribunal administratif de Lille a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête de M. B.

Par cette requête, enregistrée le 7 décembre 2023, M. B, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2023 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour en France d'une durée d'un an.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation personnelle ;

- il est entaché d'une erreur de droit ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 décembre 2023, le préfet du Nord communique les pièces constitutives du dossier de M. B.

La demande d'aide juridictionnelle de M. B a été rejetée par une décision du 2 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Zaccaron Guérin, conformément à l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Zaccaron Guérin, a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien né le 17 avril 2005 demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 3 décembre 2023 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour en France d'une durée d'un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En l'espèce, M. B qui se borne à soutenir que l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé, entaché d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation personnelle, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, n'assortit toutefois pas ces moyens des précisions suffisantes et ne met ainsi pas le tribunal à même d'en apprécier leur bien-fondé. Par suite, les moyens de la requête doivent tous être écartés.

3. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 3 décembre 2023 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour en France d'une durée d'un an.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Nord.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 août 2024.

La magistrate désignée,

Signé

C. Zaccaron Guérin La greffière,

Signé

C. Phu

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 24094812

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