vendredi 19 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2409582 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET DRAI AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 juillet 2024, la Société par action simplifiée (SAS) Diaghome, représentée par son président, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la procédure de passation engagée par la société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) Hauts-de-Bièvre Habitat concernant l'attribution d'un marché portant sur la réalisation de diagnostics techniques : DPE, amiante, plomb, gaz, électricité, ERNMT (Etat des risques naturels, miniers ou technologiques) avant travaux et avant-vente sur le patrimoine de Hauts-de-Bièvre Habitat, en son lot 2 (Diagnostics de performance énergétique) ;
2°) d'enjoindre à la SCIC Hauts-de-Bièvre Habitat de la réintégrer parmi les offres reçues.
Elle soutient que :
- son offre de prix ne peut être qualifiée d'offre anormalement basse dès lors que les prix proposés correspondent à une réalité économique qui ne fait nullement obstacle à la bonne exécution du marché ;
- le refus de classer son offre parmi celles reçues est irrégulier.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2024, la SCIC Hauts-de-Bièvre Habitat, représentée par Me Drai, conclut, à titre principal, au rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative, à titre subsidiaire, au non-lieu à statuer dès lors que le contrat avec la société attributaire est désormais signé et notifié, à titre infiniment subsidiaire au rejet de la requête comme étant mal fondée et, en tout état de cause, à la condamnation de la société Diaghome à lui verser la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 18 juillet 2024, la société Diaghome, représentée par Me Laplante, déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Par un mémoire, enregistré le 18 juillet 2024, la SCIC Hauts-de-Bièvre Habitat, représentée par Me Drai, accepte le désistement de la société requérante et maintient ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la commande publique ;
- Vu le code de justice administrative ;
Le président du tribunal, a désigné M. Buisson, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 de ce même code.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS Diaghome demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, de suspendre la procédure de passation engagée par la SCIC Hauts-de-Bièvre Habitat concernant l'attribution d'un marché portant sur la réalisation de diagnostics techniques : DPE, amiante, plomb, gaz, électricité, ERNMT (Etat des risques naturels, miniers ou technologiques) avant travaux et avant-vente sur le patrimoine de Hauts-de-Bièvre Habitat, en son lot 2 (Diagnostics de performance énergétique) et d'enjoindre à la SCIC Hauts-de-Bièvre Habitat de la réintégrer parmi les offres reçues.
Sur les conclusions à fin de désistement :
2. Par un mémoire, enregistré le 18 juillet 2024, la société requérante déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SAS Diaghome, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative une somme au titre des frais exposés par la SCIC Hauts-de-Bièvre Habitat et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Diaghome.
Article 2 : Les conclusions présentées par la SCIC Hauts-de-Bièvre Habitat sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Diaghome, à la SCIC Hauts-de-Bièvre Habitat et à la société Socobat expertises.
Fait, à Cergy, le 19 juillet 2024.
Le juge des référés,
signé
L. Buisson
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026