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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2409596

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2409596

vendredi 7 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2409596
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantMCDERMOTT WILL & SCHULTE AARPI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de M. B..., qui contestait le refus de l'université Paris-Nanterre de reconnaître comme justifiée son absence à des épreuves de contrôle des connaissances, invoquant la liberté de culte. Le requérant, qui avait annoncé un mémoire complémentaire sans le produire malgré une mise en demeure, est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5 du code de justice administrative. L'ordonnance constate ce désistement et clôt l'instance sans examiner le fond du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée 25 juin 2024, M. A... B..., représenté par Me Ayache, avocat, demande au tribunal :

1°) d’annuler de la décision du 20 juin 2024 par laquelle la vice-présidente de la commission de la formation et de la vie universitaire de l'université de Paris-Nanterre a refusé de reconnaître le caractère "justifié" de son absence aux épreuves de contrôle des connaissances du 13 juin 2024 ;

2°) d’enjoindre au président de l’Université Paris-Nanterre et au jury des épreuves de la double licence Droit-Economie de réexaminer sa situation dans le respect de la liberté de culte reconnue à tous les étudiants et dans un délai de 48 heures à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Université Paris-Nanterre une somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des formations de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1°) Donner acte des désistements (…) » ; Aux termes de l’article R. 612-5 du même code : « Devant les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel, si le demandeur, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée, n'a pas produit le mémoire complémentaire dont il avait expressément annoncé l'envoi (…), il est réputé s'être désisté ».
2.
D’autre part, aux termes de l’article R. 611-8-2 du code de justice administrative : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. /. (…) ».

Par une requête sommaire, enregistrée le 25 juin 2024, M. B... a exprimé l’intention de produire un mémoire complémentaire. En application des dispositions précitées de l’article R. 612-5 du code de justice administrative, le tribunal a adressé le 19 juillet 2024 à 17h25 au conseil du requérant via l’application « Télérecours » dont il a accusé réception le même jour à 17h26, une mise en demeure de produire dans un délai d’un mois le mémoire complémentaire annoncé. En dépit de cette demande, M. B... n’a fait parvenir à la juridiction aucun mémoire complémentaire à l’appui de sa requête. Il est dans ces conditions, réputé s’être désisté de sa requête et, dès lors, il y a lieu de lui en donner acte.



O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Cergy, le 7 novembre 2025.



La présidente de la 1ère chambre,


signé


S. Edert.


La République mande et ordonne à la ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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