Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2409654
mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2409654 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Donazar, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision en date du 17 avril 2024, par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité a refusé de lui délivrer une carte professionnelle ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que le refus de renouvellement de sa carte professionnelle a conduit la société qui l'employait à mettre fin à son contrat, que cette décision produit des effets immédiats et graves sur sa situation personnelle et professionnelle, notamment au regard de sa situation financière précarisée, en outre il est porté atteinte à son droit au respect à la vie privée et à son droit au travail ;
- plusieurs moyens sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 juillet 2024, le conseil national des activités privées de sécurité conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et au rejet de celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dès lors que le titre demandé a été délivré à M. B.
Vu :
- la requête n° 2408962 enregistrée le 13 juin 2024 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les pièces du dossier.
Vu :
- le code de sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Buisson, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
2. Il résulte de l'instruction qu'après l'introduction de la présente requête, le directeur du conseil national des activités privées de sécurité a, par une décision du 10 juillet 2024, délivré à M. B une nouvelle carte professionnelle valable du 10 juillet 2024 au 10 juillet 2029. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 17 avril 2024 qui sont devenues sans objet.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité au bénéfice de M. B la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension présentées par M. B.
Article 2 : Le conseil national des activités privées de sécurité versera à M. B la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au directeur du conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Cergy, le 16 juillet 2024
Le juge des référés,
Signé
L. Buisson
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°24096540