Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2409712
mardi 23 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2409712 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 7 et 8 juillet 2024, M. A, représenté par Me Compin, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité a implicitement refusé de lui délivrer une carte professionnelle ;
2°) d'enjoindre au conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que le refus de renouvellement de sa carte professionnelle a conduit la société qui l'employait à mettre fin à son contrat, que cette décision produit des effets immédiats et graves sur sa situation personnelle et professionnelle, notamment au regard de sa situation financière précarisée ;
- plusieurs moyens sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
*elle est entachée d'un défaut de motivation au regard des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
*elle est entachée d'une erreur de droit ;
*elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2024, le conseil national des activités privées de sécurité conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et au rejet de celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dès lors que le titre demandé a été délivré à M. A.
Par un mémoire, enregistré le 22 juillet 2024, M. A, représenté par Me Compin, déclare se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction sous astreinte et maintient celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- la requête n° 2410534, enregistrée le 7 juillet 2024, par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de sécurité intérieure ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Ouillon, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique.
Le rapport de M. Ouillon, juge des référés, a été entendu au cours de l'audience publique, tenue le 22 juillet 2024 à 9 heures 30, en présence de Mme El Moctar, greffière d'audience. Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant camerounais né le 8 octobre 1978, a obtenu le 21 mai 2019 une carte professionnelle l'autorisant à exercer en tant qu'agent de gardiennage ou de surveillance humain pouvant inclure l'usage de moyens électroniques, valable jusqu'au 21 mai 2024. Il a sollicité le renouvellement de cette carte professionnelle auprès du conseil national des activités privées de sécurité le 13 mars 2024. Du silence gardé par l'administration sur cette demande est née une décision implicite de rejet le 14 mai 2024. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de cette décision implicite de rejet.
Sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction :
2. Par un mémoire, enregistré le 22 juillet 2024, M. A déclare se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction sous astreinte. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3.Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité la somme demandée par M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins de suspension et d'injonction sous astreinte, présentées par M. A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au directeur du conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Cergy, le 23 juillet 2024
Le juge des référés,
Signé
S. Ouillon
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°24097120