Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2409881
mercredi 24 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2409881 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CENTAURE AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires enregistrées les 10, 13, 22 et 23 juillet 2024, Mme A B, représentée par Me Landais, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 22 juin 2024 du conseil départemental des Hauts-de-Seine portant fin de sa prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance ;
2°) d'enjoindre au département des Hauts-de-Seine d'assurer son hébergement et de pourvoir à ses autres besoins fondamentaux, sans délai, à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est établie dès lors qu'elle ne dispose plus avec son enfant d'aucune solution pérenne d'hébergement, son compagnon et père de l'enfant ne disposant pas des moyens financiers suffisants pour les prendre en charge et son logement n'étant pas adapté pour les accueillir ;
- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations des articles 3-1 et 16 de la convention de New-York sur les droits de l'enfant du 26 janvier 1990 ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions des articles L. 112-3, L. 221-1 et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles et L. 111-1 du code de l'éducation, dès lors qu'elle poursuit un projet d'études qui nécessite qu'elle soit encore prise en charge par l'aide sociale à l'enfance, tant sur le plan financier que sur le plan social.
Par un mémoire enregistré le 23 juillet 2024, le département des Hauts-de-Seine conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire à son rejet.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable, dès lors que la requête au fond est irrecevable, en l'absence de recours administratif préalable obligatoire ;
- les conclusions aux fins de suspension ne sont pas fondées.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n°2410542 enregistrée le 10 juillet 2024, par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision contestée.
Vu :
- la convention de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'éducation ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bourragué, premier conseiller, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 24 juillet 2024 à
10 heures 00.
Le rapport de M. Bourragué, juge des référés a été entendu au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Soulier, greffière d'audience :
La requérante n'étant ni présente, ni représentée.
Le préfet des Hauts-de-Seine n'étant ni présent ni représenté.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante ivoirienne, née le 22 janvier 2006, a été prise en charge par l'aide sociale à l'enfance le 15 octobre 2021, puis elle a bénéficié d'un contrat jeune majeur du 23 janvier 2024 au 22 juin 2024, dont elle a sollicité le renouvellement le 24 mai 2024. Par une décision du 22 juin 2024, le conseil départemental des Hauts-de-Seine a mis fin à sa prise en charge. Par la présente requête, Mme B demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre cette décision.
2. Par un mémoire, enregistré le 24 juillet 2024, Mme B déclare se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction sous astreinte.
Article 2: La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au président du conseil départemental des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 24 juillet 2024
Le juge des référés,
signé
S. Bourragué
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2409881