Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2409901
mardi 23 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2409901 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Rosin, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de modifier les mesures initialement ordonnées à l'article 2 de l'ordonnance n°2408215 du 20 juin 2024 en enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer, dans un délai de 24 heures, un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler valable jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa requête au fond ou jusqu'à l'issue du réexamen de sa situation, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'ordonnance n°2408215 du 20 juin 2024 ordonnant au préfet des
Hauts-de-Seine, notamment, de lui délivrer durant le temps du réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, n'a pas été exécutée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que l'intéressé a été convoqué le 17 juillet 2024 à 9h au sein des services de la préfecture à fin de se voir délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Par un mémoire, enregistré le 18 juillet 2024, M. A, représenté par Me Rosin, déclare se désister des conclusions aux fins de modification des mesures ordonnées par l'ordonnance n°2408215 du 20 juin 2024 et indique maintenir celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2408266 enregistrée le 8 juin 2024, par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée
- l'ordonnance n° 2408215 du 20 juin 2024 de la juge des référés du tribunal de Cergy-Pontoise ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Ouilllon, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant américain né le 4 avril 1994, est entré en France en 2018 pour y suivre des études et a bénéficié à ce titre de titres de séjour portant la mention " étudiant ", dont le dernier expirait le 31 mars 2024. Le 8 mars 2024, il en a sollicité le renouvellement sur le fondement de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 3 mai 2024, le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de faire droit à sa demande. Par l'ordonnance n° 2408215 du 20 juin 2024, la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu l'exécution de la décision du 3 mai 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A et a enjoint à ce préfet de réexaminer la demande de renouvellement du titre de séjour de l'intéressé et de lui délivrer durant le temps de ce réexamen, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond ou jusqu'à l'adoption d'une nouvelle décision sur son droit au séjour. M. A, qui fait valoir que cette injonction n'a pas été exécutée dans le délai, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer, dans un nouveau délai de 24 heures, un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler valable jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond ou jusqu'à l'issue du réexamen de sa situation, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :
2. Dans son mémoire, enregistré le 18 juillet 2024, M. A déclare se désister de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, aux fins de modification des mesures initialement ordonnées à l'article 2 de l'ordonnance du juge des référés du 20 juin 2024. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros à verser à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins de modification des mesures initialement ordonnées à l'article 2 de l'ordonnance de la juge des référés du 20 juin 2024, présentées par M. A.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 800 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 23 juillet 2024.
Le juge des référés,
Signé
S. Ouillon
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.