Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2409952

lundi 9 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2409952
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement partiel de Mme B, qui renonçait à sa demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour, après que le préfet du Val-d'Oise lui a proposé une solution alternative par voie postale. La juge des référés a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant que les circonstances de l'espèce le justifiaient. Le surplus des conclusions a été rejeté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2024, Mme A B, représentée par Me Ottoz, demande à la juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°)d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de la convoquer afin qu'elle puisse faire enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

2°)de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa demande est urgente dès lors que son titre de séjour n'est plus valable et qu'elle ne peut ainsi plus justifier de la régularité de séjour ;

- la mesure sollicitée est utile dès lors que l'obtention d'un rendez-vous à la préfecture lui permettra de faire examiner sa demande ;

- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 août 2024, le préfet du Val-d'Oise conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme B.

Il fait valoir qu'il l'a invitée à lui faire parvenir son dossier de demande de renouvellement de titre de séjour par voie postale.

Par un mémoire, enregistré le 2 septembre 2024, Mme B informe le tribunal qu'elle se désiste de ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et maintient ses conclusions relatives aux frais de l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante tunisienne né le 15 juillet 1983, a été mise en possession d'un titre de séjour portant la mention " salarié " valable du 26 juin 2023 au 25 juin 2024. Par la présente requête, elle demande à la juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous afin qu'elle puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour.

2. Par un mémoire, enregistré le 2 septembre 2024, Mme B a informé le tribunal qu'elle entendait se désister de ses conclusions, à l'exception de celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement partiel étant pur et simple, il convient d'en donner acte.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'injonction de la requête de Mme B.

Article 2 : L'Etat versera à Mme B la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.

Fait à Cergy, le 9 septembre 2024.

La juge des référés,

signé

V. Fléjou

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2409952