Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2409990
lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2409990 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Godemer, demande au juge des référés statuant en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 24 juin 2024 et de la décision modificative du 7 juillet 2024 par lesquelles le ministre de l'intérieur et des outre-mer a pris à son encontre des mesures individuelles de contrôle et de surveillance ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2.500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- la requête enregistrée le 12 juillet 2024 sous le n° 2409965 par laquelle la personne requérante demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, a désigné M. X, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de son article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin, aux termes du premier alinéa de son article R. 522-1 : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
2. Si le requérant invoque une présomption d'urgence applicable aux mesures de contrôle et de surveillance, il ressort des pièces du dossier que le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'une requête enregistrée sous le numéro 2409965 tendant à l'annulation de cette même décision, sur le fondement du dernier alinéa de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure, qui sera examinée lors d'une audience collégiale avec rapporteur public le 24 juillet 2024. L'intéressé a la possibilité de demander entre temps un aménagement de ses obligations pour tenir compte d'éventuelles contraintes familiales ou professionnelles. Dans ces circonstances, l'urgence s'attachant à ce que le juge des référés prononce la suspension de l'exécution des décisions attaquées n'apparaît pas caractérisée.
3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Cergy le 15 juillet 2024.
Le juge des référés,
signé
M X
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.