Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2410140
jeudi 25 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2410140 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 16 et le 19 juillet 2024 sous le n° 2410140, M. A B, représenté par Me Kebila, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable deux fois ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice.
Il doit être regardé comme soutenant que :
- le refus de titre de séjour est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen particulier ;
- il méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale consacré par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 15 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation professionnelle ;
- l'obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie d'exception ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale consacré par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est illégale par voie d'exception ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 15 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- l'assignation à résidence est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne peut préparer son départ.
Par un mémoire enregistré le 19 juillet 2024 le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 16 et le 19 juillet 2024, sous le n° 2410173 M. A B, représenté par Me Kebila, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°)d'annuler l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable deux fois ;
2°)d'annuler l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le refus de titre de séjour est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen particulier ;
- il méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale consacré par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 15 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation professionnelle ;
- l'obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie d'exception ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale consacré par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est illégale par voie d'exception ;
- l'assignation à résidence est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale consacré par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 15 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire enregistré le 19 juillet 2024 le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné Mme Goudenèche, conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en vigueur à la date de la décision attaquée.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 23 juillet 2024 :
- le rapport de Mme Goudenèche, qui a indiqué renvoyer en formation collégiale les conclusions relatives à la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour ainsi que les conclusions annexes y afférentes ;
- les observations de Me Kebila représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et fait valoir en outre que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la caractérisation de la menace à l'ordre public.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant malien né le 16 janvier 2002, est entré sur le territoire français le 2 juillet 2015. Le 27 septembre 2021 il a déposé une demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 25 juin 2024 notifié le 15 juillet 2024 le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé, et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. Par un deuxième arrêté du même jour le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable deux fois. M. B demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées n°2410140 et 2410173 concernent le même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur le refus de titre de séjour :
3. Aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative : " Lorsque l'étranger est placé en rétention ou assigné à résidence () / (), lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire. () ".
4. . Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au président du tribunal administratif, ou au magistrat désigné par lui, de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation d'une décision d'assignation à résidence ainsi que sur celles tendant à l'annulation de la décision d'éloignement qu'elle accompagne. Dès lors, il y a lieu de statuer, dans la présente instance, sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 juin 2024 en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français, qu'il fixe le pays de renvoi, qu'il lui interdit un retour sur le territoire français et qu'il l'assigne à résidence. En revanche, aucune disposition légale ou règlementaire ne donne compétence à ce magistrat pour se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation d'une décision de refus de délivrance d'un titre de séjour. Par suite, les conclusions du requérant dirigées contre la décision du 25 juin 2024 lui refusant un titre de séjour ne relèvent pas de la compétence du magistrat statuant en application des dispositions de l'article R. 776-17 du code de justice administrative. Ces conclusions, ainsi que les conclusions accessoires qui s'y rapportent, doivent donc être réservées jusqu'en fin d'instance, pour être jugées devant une formation collégiale du tribunal.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, l'arrêté attaquée, qui cite le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et fait mention de sa demande de délivrance d'un premier titre de séjour, de ses condamnations pénales, de la circonstance qu'il est célibataire, sans enfant, qu'il ne justifie d'aucune insertion, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment de la décision attaquée que le préfet des Hauts-de-Seine ait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux et particulier. Par suite, le moyen doit être écarté.
7. En troisième lieu, pour obliger M. B à quitter le territoire français le préfet des Hauts-de-Seine s'est notamment fondé sur la circonstance que sa présence constitue une menace à l'ordre public eu égard à son comportement délictueux. Il ressort de l'extrait du bulletin n° 2 de son casier judiciaire, délivré le 23 février 2024 que l'intéressé a été condamné par une ordonnance pénale notifiée le 14 juin 2022 par le tribunal de Nanterre pour des faits commis le 5 janvier 2021 de conduite d'un véhicule sans permis, de transport sans motif légitime d'arme à feu, munition ou de leurs éléments de catégorie D et d'usage illicite de stupéfiants et, par une ordonnance pénale notifiée le 26 octobre 2022 de ce même tribunal, pour des faits commis le 25 février 2022 de port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D. Par ailleurs, il ressort du jugement correctionnel du 20 janvier 2022 que le requérant a été déclaré coupable des faits de participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens commis le 16 novembre 2021, et qu'il a été condamné à quatre mois d'emprisonnement délictuel avec sursis. Compte tenu de la gravité des faits reprochés ayant conduit à la condamnation de l'intéressé, qui ne peuvent être regardés comme anciens, et du caractère réitéré des infractions, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. B est constitutive d'une menace à l'ordre public. Par suite, le moyen doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. Le requérant présent sur le territoire depuis 2015, se prévaut de la présence en France de son père chez qui il réside, de quatre membres de sa fratrie ainsi que de celle de sa fiancée, tous de nationalité française et produit notamment pour en attester deux attestations. Par ailleurs, si M. B qui peut être regardé comme se prévalant de son insertion professionnelle produit un contrat à durée indéterminée en tant que coursier non daté et non signé ainsi qu'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée en tant que gestionnaire de paie du 12 juillet 2024 soit postérieure à la décision attaquée, ces éléments ne permettent pas de justifier d'une insertion professionnelle stable et pérenne sur le territoire français à la date de la décision attaquée. Ainsi, eu égard aux faits mentionnées au point 7 et en l'absence de justification d'une insertion sociale particulière en France, la décision portant refus de titre de séjour n'a pas porté au droit de M. B, qui n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où réside sa mère, au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise, notamment celui de prévenir un trouble à l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté.
10. En dernier lieu, le requérant se prévaut à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français et par la voie de l'exception, de l'illégalité dont serait entachée la décision de refus de titre de séjour. Toutefois et d'une part, cette décision, qui comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée. D'autre part, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 6,7 et 9 le refus de titre de séjour n'est pas entaché d'un défaut d'examen, ne méconnaît pas les stipulations de l'article 15 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation professionnelle. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
11. En premier lieu, aux termes de l'article 15 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de travailler et d'exercer une profession librement choisie ou acceptée. 2. Tout citoyen ou toute citoyenne de l'Union a la liberté de chercher un emploi, de travailler, de s'établir ou de fournir des services dans tout Etat membre. 3. Les ressortissants des pays tiers qui sont autorisés à travailler sur le territoire des états membres ont droit à des conditions de travail équivalentes à celles dont bénéficient les citoyens ou citoyennes de l'Union. ".
12. Il ne ressort pas des pièces du dossier et pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 9 que la décision contestée méconnait les stipulations précitées au point 11 de l'article 15 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Par suite, le moyen doit être écarté.
13. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 7 que le préfet des Hauts-de-Seine ait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la menace à l'ordre public. Par suite, le moyen peut être écarté.
14. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 10 le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'assignation à résidence :
15. En premier lieu, l'arrêté attaquée, qui cite les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et fait mention de l'obligation de quitter le territoire du 25 juin 2024, de la circonstance qu'il est célibataire, sans enfant, qu'il ne justifie d'aucune insertion, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et ne peut qu'être écarté.
16. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment de la décision attaquée que le préfet des Hauts-de-Seine ait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux et particulier. Par suite, le moyen doit être écarté.
17. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 9 que la décision contestée méconnait les stipulations précitées au point 8 de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen doit être écarté.
18. En quatrième lieu, si M. B soutient que l'assignation à résidence l'empêche de préparer son départ il ne l'établit pas. Par suite, le moyen à le supposer opérant doit être écarté.
19. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 7 que le préfet des Hauts-de-Seine ait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la menace à l'ordre public. Par suite, le moyen peut être écarté.
20. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 9 que la décision contestée méconnait les stipulations précitées au point 11 de l'article 15 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Par suite, le moyen doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des arrêtés du 25 juin 2024 doivent être rejetées ainsi que celles présentées aux fins d'injonction et au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs le tribunal décide :
Article 1er : Les conclusions des requêtes enregistrées sous les n° 2410140 et n° 2410173 tendant à l'annulation de la décision du 25 juin 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer à M. B un titre de séjour ainsi que les conclusions accessoires qui s'y rapportent sont renvoyées devant une formation collégiale du tribunal administratif de Cergy Pontoise.
Article 2 : Le surplus de ces requêtes est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 25 juillet 2024.
La magistrate désignée,
Signé
C. Goudenèche La greffière,
Signé
C. Phu
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2410140 et 2410173