Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2410468
mardi 27 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2410468 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 juillet 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal l'annulation de la décision du 24 juin 2024 par laquelle le préfet des Yvelines a refusé de lui délivrer la carte de professionnelle de conducteur de taxi sollicitée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, l'article R. 351-3 du code de justice administrative dispose que : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente () ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 312-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par la délégation, a pris la décision attaquée. (). " Aux termes du premier alinéa de l'article R. 312-10 du même code : " Les litiges relatifs aux législations régissant les activités professionnelles, notamment les professions libérales, les activités agricoles, commerciales et industrielles, la réglementation des prix, la réglementation du travail, ainsi que la protection ou la représentation des salariés, ceux concernant les sanctions administratives intervenues en application de ces législations relèvent, lorsque la décision attaquée n'a pas un caractère réglementaire, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve soit l'établissement ou l'exploitation dont l'activité est à l'origine du litige, soit le lieu d'exercice de la profession ". Enfin, aux termes de l'article R. 221-3 de ce code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / () Cergy-Pontoise : Hauts-de-Seine, Val-d'Oise ; / () Versailles : Essonne, Yvelines ; / () ".
3. La requête de M. B tend à l'annulation de la décision du 24 juin 2024 par laquelle le préfet des Yvelines a refusé de lui délivrer la carte de professionnelle de conducteur de taxi sollicitée. Cette décision, prise en application d'une législation régissant les activités professionnelles, et plus particulièrement l'activité de conducteur de taxi, ne présentant pas un caractère réglementaire, le présent litige relève, en vertu des dispositions précitées du premier alinéa de l'article R. 312-10 du code de justice administrative, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve soit l'établissement ou l'exploitation dont l'activité est à l'origine du litige, soit le lieu d'exercice de la profession. Toutefois, faute de se rattacher à une activité de conducteur de taxi existante qu'occuperait alors l'intéressé, ces dispositions ne peuvent trouver à s'appliquer à la présente instance. Dès lors, le tribunal administratif territorialement compétent doit être déterminé conformément à l'article R. 312-1 du code de justice administrative, soit au regard du siège de l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision litigieuse. Il ressort des pièces du dossier que la décision objet du présent litige a été prise, pour et par délégation du préfet des Yvelines, par le directeur de la réglementation et des collectivités territoriales, dont le siège se situe dans le département des Yvelines.
4. Dans ces conditions, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise est territorialement incompétent pour se prononcer sur la requête présentée par M. B. Il y a lieu, en conséquence, de transmettre le dossier de la requête au tribunal administratif de Versailles en application des dispositions précitées du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. B est transmis au tribunal administratif de Versailles.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la présidente du tribunal administratif de Versailles et à M. A B.
Fait à Cergy, le 27 août 2024.
Le Président,
Signé
J-P. Dussuet