LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2410771

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2410771

mercredi 15 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2410771
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC+
Formation10ème Chambre
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A..., ressortissant sri-lankais, contre les arrêtés du préfet de police de Paris du 25 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. En cours d'instance, le préfet du Val-d'Oise a délivré à M. A... un récépissé de demande de carte de séjour, rendant caduques les décisions attaquées. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et a rejeté les conclusions à fin d'injonction. L'Etat a été condamné à verser 700 euros à M. A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et un mémoire enregistrés les 26 juillet et 7 décembre 2024, M. B... A..., représenté par Me Marmin, demande au tribunal :

1°) d’annuler les arrêtés du 25 juillet 2024 par lesquels le préfet de police de Paris l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d’éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire pendant un an ;

2°) d’enjoindre au préfet territorialement compétent de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir en lui remettant, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 800 euros à lui verser en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l’obligation de quitter le territoire français :
- la décision a été prise en méconnaissance de son droit d’être entendu tel que prévu par l’article 41 de de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen de sa situation ;
- elle est entachée d’une erreur de fait ;
- elle méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne le délai de départ volontaire :
- la décision est illégale en raison de l’illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle a été prise en méconnaissance de son droit d’être entendu tel que prévu par l’article 41 de de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ;
- elle est entachée d’une erreur de fait ;

En ce qui concerne l’interdiction de retour :
- la décision est entachée d’un défaut de motivation ;
- elle méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.


Par un mémoire en défense enregistré le 7 novembre 2024, le préfet de police de Paris, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu’aucun des moyens soulevés par le requérant n’est fondé.


Par un mémoire en réplique enregistré le 5 septembre 2025, M. A... demande que le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour et maintient le surplus de ses conclusions.

Il soutient qu’il est désormais muni d’un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu’au 10 décembre 2025 qui a eu pour effet d’abroger implicitement les décisions attaquées.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gillier ;
- les conclusions de M. Sitbon, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :


1. M. B... A..., ressortissant sri lankais né le 16 avril 1984, est entré, selon ses déclarations, sur le territoire français en 2019. Par deux arrêtés du 25 juillet 2024, le préfet de police de Paris l’a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée d’un an. M. A... demande au tribunal l’annulation de ces arrêtés.


2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 11 juin 2025, postérieure à l’introduction de la requête, le préfet du Val-d’Oise a délivré à M. A... un récépissé de demande de carte de séjour l’autorisant à séjourner en France jusqu’au 10 décembre 2025. Si cette décision du préfet du Val-d’Oise n’a pu avoir pour effet d’abroger implicitement les arrêtés du préfet de police de Paris en date du 25 juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour dès lors qu’il s’agit d’une décision prise par une autorité préfectorale distincte de celle qui a pris les arrêtés attaqués, la délivrance de ce récépissé par le préfet du Val-d’Oise a toutefois eu pour effet de rendre caducs les arrêtés du préfet de police de Paris. Par suite, les conclusions tendant à l’annulation des deux arrêtés du 25 juillet 2024 du préfet de police de Paris sont devenues sans objet. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.


3. En conséquence, les conclusions de M. A... à fin de réexamen de sa situation administrative sont également sans objet dès lors que, comme il a été dit au point précédent, ce réexamen est déjà en cours. Ces conclusions à fin d’injonction doivent donc être rejetées.


4. Il y a lieu, dans les circonstances particulières de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 700 euros à verser à M. A... au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er: Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions d’annulation des décisions du 25 juillet 2024 par lesquelles le préfet de police de Paris a obligé M. A... à quitter le territoire français sans délai et en fixant le pays renvoi et en lui interdisant le retour pour une durée d’un an.

Article 2 : Il est mis à la charge de l’Etat la somme de 700 euros à verser à M. A... au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A..., au préfet de police de Paris et au préfet du Val d’Oise.


Délibéré après l'audience du 1er octobre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Rolin, présidente,
M. Dufresne, premier conseiller,
M. Gillier, premier conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2025.

Le rapporteur,

signé

S. Gillier
La présidente,

signé

E. Rolin

La greffière,

signé

S. Lefebvre

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions