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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2411515

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2411515

mardi 29 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2411515
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSEFOLAR-BENAMAR

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'irrégularité du contrôle d'identité était inopérant et que les autres moyens, notamment ceux fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement infondées ou insuffisamment motivées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 août 2024, M. A B, représenté par Me Sefolar-Benamar, demande au tribunal :

1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 5 août 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

Il fait valoir que :

- le contrôle d'identité opéré par les services de police est irrégulier ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- il méconnaît les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. D'une part, M. B pour demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 5 août 2024 ne saurait utilement se prévaloir de l'irrégularité du contrôle d'identité opéré par les services de police. D'autre part, les autres moyens soulevés ne sont manifestement pas assortis de précisions permettant au juge d'en apprécier le bien fondé. Le requérant n'a pas déposé dans le délai de recours de deux mois, de mémoire complémentaire exposant ou explicitant des moyens. Par suite, la requête de M. B qui comporte un moyen inopérant, et des moyens non assortis de précision suffisante permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé peut être rejetée en application des dispositions de l'article R. 222-1 7° précitées du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy le 29 juillet 2025.

La présidente de 9ème chambre

signé

H. LE GRIEL

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, la greffière.

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