Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2411703

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2411703
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMOREAU BECHLIVANOU

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation d’un arrêté du préfet du Val-d’Oise fixant le pays de destination d’une mesure d’éloignement. Le tribunal a constaté qu’aucune décision de ce type n’avait été adoptée à l’encontre de l’intéressée, rendant les conclusions de la requête dépourvues d’objet et manifestement irrecevables. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance de renvoi du 6 août 2024, le vice-président du tribunal administratif de Melun a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête de Mme C B, enregistrée le 13 juin 2024.

Par cette requête, Mme B, représentée par Me Moreau Bechlivanou, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 12 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 septembre 2024, le préfet du Val-d'Oise, conclut au non-lieu à statuer. Il fait valoir qu'aucune décision d'éloignement vers le Nigéria ou tout autre pays dans lequel Mme B serait légalement admissible, n'a été prononcée à son encontre.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () Les premiers vice-présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). ".

2. Il ressort des pièces du dossier qu'aucune décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement n'a été adoptée à l'encontre de Mme B.

3. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre une décision inexistante sont dépourvues d'objet et, par suite, manifestement irrecevables et ne peuvent donc qu'être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B.

Copie en sera adressée pour information au préfet du Val-d'Oise.

Fait à Cergy, 27 septembre 2024.

La première vice-présidente,

Signé

C. A

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.