Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2411722
lundi 26 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2411722 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 août 2024, M. B A, représenté par Me Gasmi, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de la décision implicite en date du 9 juin 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté son recours gracieux formulé à l'encontre de l'arrêté du
11 mars 2024 rejetant sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " retraité " ou tout autre titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, et de lui délivrer dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ou de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est présumée remplie, dès lors qu'il s'agit d'un refus de renouvellement de certificat de titre de séjour, et qu'il est porté atteinte à sa situation personnelle et particulière ;
- il existe des moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 août 2024, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun moyen n'est de nature à faire naitre un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Par un mémoire, enregistré le 23 août 2024, M. A informe le tribunal qu'il se désiste de sa requête.
L'affaire a été radiée du rôle de l'audience publique prévue le 26 août 2024, à 9h30.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Poyet, premier conseiller, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant algérien né le 13 août 1940 à Tighennif Mascara en Algérie, est entré sur le territoire français le 22 septembre 2021 sous couvert d'un certificat de résidence algérien dont il a sollicité le renouvellement le 26 juillet 2023. Le préfet du Val-d'Oise a rejeté cette demande par un arrêté en date du 11 mars 2024, lequel a fait l'objet d'un recours gracieux, le 8 juin 2024. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de la décision implicite en date du 9 juin 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté ce recours gracieux.
2. Par un mémoire, enregistré le 23 août 2024, M. A déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, il y a lieu d'en donner acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise au préfet du Val-d'Oise.
Fait à Cergy, le 26 août 2024.
Le juge des référés,
Signé
M. Poyet
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.