lundi 16 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2411837 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SIRAS LUCIANA |
Vu la procédure suivante :
I. Par une ordonnance n°2406856 du 8 août 2024, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 13 août 2024, la présidente du tribunal administratif de Versailles a, sur le fondement de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, transmis au tribunal administratif la requête de M. C A enregistrée sous le numéro 2411838.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Versailles le 7 août 2024, M. A, représenté par Me Siras, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 3 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement de son titre de séjour, a prononcé son expulsion du territoire français et lui a retiré son récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) à titre infiniment subsidiaire, d'annuler la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a fixé le pays à destination duquel il pourra être expulsé ;
4°) à titre principal, d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
5°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet territorialement compétent de réexaminer sa situation et de le mettre en possession d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
6°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre ses documents de voyage ;
7°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait son droit à mener une vie familiale normale ;
- elle méconnait les article 3.1 et 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est estimé à tort en situation de compétence liée par les condamnations pénales dont il a fait l'objet pour prendre la décision en litige ;
- elle méconnait l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que son comportement ne constitue pas une menace grave et actuelle à l'ordre public ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision d'expulsion :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
S'agissant de la décision de remise de ses documents de voyage :
- elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur un arrêté illégal ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
II. Par une ordonnance n°2406825 du 8 août 2024, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 13 août 2024, la présidente du tribunal administratif de Versailles a, sur le fondement de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, transmis au tribunal administratif, la requête de M. C A enregistrée sous le numéro 2411837.
Par cette requête et un mémoire complémentaire, enregistrés au greffe du tribunal administratif de Versailles les 6 août et 9 août 2024, M. A, représenté par Me Siras, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
2°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre ses documents de voyage ;
3°) en tout hypothèse, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il n'a pas été précédé d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les articles 3-1 et 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que pour refuser le renouvellement de son titre de séjour, le préfet s'est estimé à tort en situation de compétence liée par les condamnations pénales dont il a fait l'objet ;
- il méconnait l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que son comportement ne constitue pas une menace grave et actuelle à l'ordre public ;
- il méconnait l'article L. 631-3-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision portant assignation à résidence est de nature à comporter des conséquences d'un exceptionnelle gravité pour sa situation personnelle ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision d'expulsion du territoire français.
La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Chaufaux,
- les conclusions de Mme Garona, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant ivoirien né le 9 août 1978 à Cocody, est entré en France le 4 février 2000 selon ses déclarations. Il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour mention " vie privée et familiale " expiré depuis le 18 mars 2011. Par une première requête enregistrée sous le numéro 2411838, il demande l'annulation de l'arrêté en date du 3 juillet 2024 par lequel le préfet du des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler son titre de séjour, a prononcé son expulsion du territoire français et lui a retiré son récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Par une seconde requête enregistrée sous le numéro 2411837, il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées enregistrées sous les numéros 2411837 et 2411838 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un seul et même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; En premier lieu, il ne ressort pas de la décision attaquée qu'elle soit dépourvue d'un examen de la situation particulière du requérant. () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
4. D'une part, il ne ressort pas de l'arrêté attaqué que la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour du requérant comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que M. A n'a pas été mis à même à sa seule lecture d'en connaitre les motifs. Par suite, le préfet n'a pas satisfait aux exigences de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration de sorte que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision en litige doit être accueilli.
5. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 3 juillet 2024 de refus de renouvellement de son de titre de séjour.
En ce qui concerne la décision prononçant l'expulsion du territoire français :
6. En premier lieu, d'une part, l'arrêté du 3 juillet 2024 est signé par M. Pascal Gauci, secrétaire général de la préfecture des Hauts-de-Seine, qui bénéficie d'une délégation à cet effet, en vertu d'un arrêté n°2024-21 du 19 avril 2024, accessible au juge comme aux parties, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-Seine le même jour. D'autre part, si M. A soutient que l'arrêté devait être signé par le préfet de l'Essonne dès lors qu'il réside dans ce département, il ressort des pièces du dossier que M. A a indiqué aux services de la préfecture résider à Nanterre dans le cadre de sa demande de titre de séjour et qu'il n'a pas informé ces mêmes services de son changement d'adresse durant la procédure d'expulsion. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté en ses deux branches.
7. En second lieu, l'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application notamment l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les faits sur lesquels il fonde sa décision, en particulier les condamnations pénales du requérant. Dans ces conditions, cette décision, qui comporte la mention des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée et ne méconnaît pas les dispositions des articles L.211-2 et L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration, dont le respect s'apprécie indépendamment du bien-fondé des motifs retenus.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
8. En premier lieu, d'une part l'arrêté du 19 juillet 2024 est signé par M. D, adjoint du chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement, qui bénéficie d'une délégation à cet effet, en vertu d'un arrêté n°2024-31 du 2 juillet 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture des Hauts-de-Seine le même jour. D'autre part, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6, M. A n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté en litige relevait de la compétence du préfet de l'Essonne. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté en ses deux branches.
9. En deuxième lieu, la décision attaquée vise notamment les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne également différents éléments de la situation personnelle et familiale de M. A. Elle contient ainsi l'exposé des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A avant de prendre la décision attaquée. Par suite, les moyens invoqués par M. A tirés de l'absence d'examen de sa situation personnelle et de l'insuffisance de motivation de cette décision doivent être écartés.
10. En troisième lieu, si M. A soutient que la décision d'assignation à résidence à Nanterre a pour conséquence de l'isoler socialement dès lors qu'il ne réside plus dans la commune d'assignation, que les obligations de pointage lui imposent de longs trajets alors qu'il souffre de douleurs lombaires et qu'il ne peut rejoindre sa famille en vacances, ces circonstances sont insuffisantes pour caractériser une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales précitées doit être écarté.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Selon l'article 9 de cette convention : " 1. Les Etats parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l'intérêt supérieur de l'enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l'enfant, ou lorsqu'ils vivent séparément et qu'une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l'enfant () ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
12. M. A soutient que la décision a pour conséquence de le séparer de ses enfants. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A réside avec son enfant de nationalité française. Par ailleurs, M. A qui ne justifie résider avec la mère de son enfant B que depuis le mois de février 2024 et ne produit aucune pièce justifiant sa participation à l'éducation et l'entretien de cet enfant avant cette date, n'établit pas en quoi la décision d'assignation porterait atteinte à l'intérêt supérieur de cet enfant. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne peut qu'être écarté.
13. En cinquième lieu, les stipulations de l'article 9 de la convention relative aux droits de l'enfant créent seulement des obligations entre États sans ouvrir de droits aux intéressés, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance de cet article est inopérant et doit être écarté.
14. En sixième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 10 et 12, le moyen tiré de ce que le préfet des Hauts-de-Seine a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. A doit être écarté.
15. En septième lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision d'expulsion n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. A ne peut se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, pour demander l'annulation de la décision portant assignation à résidence.
16. En dernier lieu, les moyens tirés de ce que la décision en litige méconnait l'article L. 631-3-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, article qui au demeurant n'existe pas, et est de nature à comporter des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour sa situation personnelle, ne sont pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ils ne peuvent qu'être écartés.
En ce qui concerne la décision de remise de ses documents de voyage :
17. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision d'expulsion n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. A ne peut se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, pour demander l'annulation de la décision de remise de ses documents de voyage.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Aux termes des dispositions de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ".
19. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique seulement mais nécessairement, par application des dispositions de l'article L.911-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la demande de renouvellement de titre de séjour du requérant dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu, en revanche, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais du litige :
20. L'État n'étant pas, pour l'essentiel, la partie perdante dans la présente instance, les conclusions de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 3 juillet 2024 du préfet des Hauts-de-Seine, en tant qu'il refuse le renouvellement du titre de séjour de M. A, est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de procéder au réexamen de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête n°2411838 est rejeté.
Article 4 : La requête n°2411837 de M. A est rejetée.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet des Hauts-de-Seine.
Copie en sera adressée au ministre de l'Intérieur.
Délibéré après l'audience du 15 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
Mme Chaufaux, première conseillère,
Mme Beauvironnet, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 décembre 2024 .
La rapporteure,
signé
E. Chaufaux
La présidente,
signé
S. EdertLa greffière,
signé
K. Nabunda
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2 et 2411838
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026