Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2411839
mercredi 30 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2411839 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 août 2024, M. A B demande au juge des référés statuant en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'ordonner au préfet de de valider le retrait de son ou de ses titres de séjour et de voyage informatiquement afin de permettre d'effectuer le changement d'adresse, dans un délai de 15 jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, a désigné M. Thobaty, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
Sur la requête en référé mesures utiles :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Saisi sur le fondement de ces dispositions d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
2. Il résulte de l'instruction que M. B produit à l'appui de sa requête une carte de résident valable jusqu'au 3 août 2032. S'il soutient que l'absence de changement d'adresse dans le portail " administration numérique pour les étrangers en France " l'empêcherait de passer l'examen du permis de conduire, il n'en justifie pas. Dans ces conditions, l'urgence exigée à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas constituée. Par suite, la requête est rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A. B et au préfet de l'Essonne.
Fait à Cergy, le 30 octobre 2024.
Le juge des référés,
signé
G. Thobaty
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.