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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2412410

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2412410

mardi 17 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2412410
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantGARCIA AVOCATS

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une ordonnance n° 2411911 du 29 août 2024, enregistrée le même jour au greffe du tribunal, la magistrate désignée du tribunal administratif de Montreuil a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête de M. A D, enregistrée le 21 août 2024 :

Par cette requête, enregistrée sous le n° 2412410, M. D, représenté par Me Garcia, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 20 août 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an.

Il soutient que :

- l'arrêté contesté a été pris par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé et cette insuffisance révèle un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- il méconnaît le principe du contradictoire et l'article 41-2 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- il est entaché d'une erreur de droit ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

II. Par une requête, enregistrée le 27 août 2024, sous le n° 2412326, M. A D, représenté par Me Garcia, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 26 août 2024, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté contesté est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'une méconnaissance du champ d'application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'est pas établi qu'il serait dans l'impossibilité de quitter immédiatement le territoire français ni que son éloignement demeurerait une perspective raisonnable ;

- il porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'aller et venir et d'entreprendre ;

- il est entaché d'une erreur de droit dès lors qu'il ne dispose pas de garanties de représentation suffisantes ;

- il est entaché d'une erreur de fait ;

- il méconnait les article L. 732-1 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est illégal par voie de conséquence de l'illégalité de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel il se fonde.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Grenier, première vice-présidente, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 922-1 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Grenier, magistrate désignée ;

- les observations de Me Garcia, représentant M. D, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et soutient, en outre, que la durée de l'interdiction de retour n'est pas mentionnée dans l'arrêté du 20 août 2024.

- le préfet n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A D, ressortissant marocain né le 4 août 1987, est entré sur le territoire français le 18 septembre 2017. Il a obtenu un titre de séjour du 25 janvier 2022 au 24 janvier 2023, puis des récépissés de demande de titre de séjour jusqu'en octobre 2023. A la suite de son interpellation, par un premier arrêté du 20 août 2024, le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un second arrêté du 26 août 2024, le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. M. D demande l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n° 2412410 et n° 2412326, présentées par M. D, concernent la situation d'un même requérant, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 20 août 2024 :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme C B, adjointe au chef de bureau de l'éloignement et des examens spécialisés, qui bénéficiait, par un arrêté SGAD n° 2024-31 du 2 juillet 2024, d'une délégation du préfet des Hauts-de-Seine à l'effet notamment de signer les décisions portant obligation de quitter le territoire français avec ou sans délai de départ volontaire, les décisions fixant le pays de destination et les interdictions de retour sur le territoire français. Par suite le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté manque en fait et doit dès lors être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte les motifs de fait et de droit qui constituent son fondement. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation manque en fait doit être écarté.

5. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté contesté que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas procédé, avant son édiction, à l'examen particulier de la situation personnelle et professionnelle de M. D.

6. En quatrième lieu, si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un ressortissant étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie. En outre, il ressort des pièces du dossier et en particulier du procès-verbal d'audition de M. D par les services de police à la suite de son interpellation, qu'il a été en mesure de faire valoir ses observations quant à la mesure d'éloignement litigieuse et que le préfet des Hauts-de-Seine a pris en compte ses déclarations concernant sa situation privée et familiale. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il a été privé du droit à être entendu.

7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

8. Il ressort des pièces du dossier qu'alors même que M. D est entré en France en septembre 2017, il s'est maintenu sur le territoire français après l'expiration de son récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, le 20 octobre 2023. Il a déclaré être célibataire et ne pas avoir d'enfant lors de son audition le 20 août 2024. S'il déclare avoir un projet de mariage avec une compatriote en situation régulière, ce projet n'est pas suffisamment établi à la date de l'arrêté attaqué. Il ressort également des pièces du dossier que M. D dispose d'une promesse d'embauche en tant que gérant au sein de l'entreprise " SVNTA ", mais ne justifie d'aucune insertion professionnelle stable en France. Il a ainsi déclaré ne plus avoir d'emploi et de ressources depuis le 1er mars 2023 lors de son audition par les services de police. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il serait dépourvu d'attaches privées ou familiales dans son pays d'origine. Il suit de là que le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels la décision portant obligation de quitter le territoire français litigieuse a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des libertés fondamentales et des droits de l'homme doit être écarté.

9. En sixième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

10. M. D ne fait valoir aucun risque actuel et personnel encouru en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas méconnu les stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

11. En dernier lieu, alors même que l'arrêté attaquée ne mentionne pas, dans ses motifs, la durée de l'interdiction de retour édictée à l'encontre de M. D, celle-ci est indiquée dans son dispositif à l'article 2. M. D ne pouvait, dans ces conditions, méconnaître la durée de l'interdiction de retour édictée à son encontre.

12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. D tendant à l'annulation de l'arrêté du 20 août 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine portant assignation à résidence :

13. En premier lieu, l'arrêté attaqué comporte les motifs de fait et de droit qui constituent son fondement. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation manque en fait doit être écarté.

14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 730-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, dans les conditions prévues au présent titre, assigner à résidence l'étranger faisant l'objet d'une décision d'éloignement sans délai de départ volontaire ou pour laquelle le délai de départ volontaire imparti a expiré et qui ne peut quitter immédiatement le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 731-1 du même code : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé (). ".

15. Il ressort des pièces du dossier que, le 25 août 2024, la procédure de placement en rétention de M. D a été annulée pour irrégularité par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux. L'intéressé n'apporte aucun élément permettant d'établir qu'il pourrait quitter immédiatement le territoire français. Il n'a d'ailleurs pas exécuté spontanément l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français et dont le délai de départ a expiré. Il ressort également des pièces du dossier, qu'ainsi qu'il a été dit, M. D fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai du 20 août 2024, qu'il détient un passeport, mais qu'il est cependant nécessaire d'organiser les conditions matérielles de son départ. Par suite, M. D, qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

16. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 731-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger assigné à résidence en application de l'article L. 731-1 peut être placé en rétention en application de l'article L. 741-1, lorsqu'il ne présente plus de garanties de représentation effectives propres à prévenir un risque de soustraction à l'exécution de la décision d'éloignement apprécié selon les mêmes critères que ceux prévus à l'article L. 612-3. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".

17. D'une part, M. D ne saurait utilement soutenir que son placement en rétention a été annulé pour contester la légalité de l'arrêté portant assignation à résidence attaqué, distinct de son placement en rétention. D'autre part, ainsi qu'il a été dit, M. D, qui détient un passeport et justifie d'une adresse effective comme l'indique d'ailleurs la copie du courriel adressé le 27 août 2024 aux services de la préfecture produite à l'audience doit être regardé comme justifiant de garanties de représentation suffisantes. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions citées au point précédent, de l'erreur de fait et de l'erreur d'appréciation du préfet quant aux garanties de représentation suffisantes de M. D doivent être écartés.

18. En quatrième lieu, ainsi qu'il est dit au point 15, l'éloignement de M. D, qui a fait l'objet, par un arrêté du 20 août 2024, d'une décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai, demeure une perspective raisonnable, ce qui permettait au préfet des Hauts-de-Seine de l'assigner à résidence. Cet arrêté est, en outre, suffisamment motivé. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, en tout état de cause, de l'article L. 752-1 du même code qui ne s'applique pas à la situation du requérant, doit être écarté. En outre, M. D n'est pas fondé à soutenir que l'assignation à résidence dont il fait l'objet destinée à assurer l'exécution de la mesure d'éloignement édictée à son encontre porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir.

19. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : () / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence (). ".

20. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'adresse à laquelle M. D a été assigné à résidence à Antony n'aurait pas constitué sa résidence, dès lors qu'à la date de l'arrêté attaqué, il n'avait mentionné aucune autre adresse pouvant constituer sa résidence. Par suite, les moyens d'erreur de droit et d'erreur de fait ne peuvent qu'être écartés.

21. D'autre part, M. D n'est pas fondé à soutenir que l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui se borne à définir les modalités de l'assignation à résidence, méconnaîtrait la liberté fondamentale d'aller et venir. En tout état de cause, si l'arrêté attaqué oblige M. D à demeurer dans le lieu où est fixés sa résidence le vendredi de 19h00 à 20h00 et le samedi de 8h00 à 10h00 et à se présenter trois fois par semaine au commissariat d'Antony, les modalités de contrôle de son assignation à résidence ne portent pas une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir eu égard à la situation de l'intéressé et aux buts en vue desquels cette mesure a été prise.

22. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. D tendant à l'annulation de l'arrêté portant assignation à résidence du 26 août 2024 doivent être rejetées.

Sur les frais liés aux litiges :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. D au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens dans l'instance enregistrée sous le n° 2412326.

D É C I D E :

Article 1er : Les requêtes présentées par M. D sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au préfet des Hauts-de-Seine.

Rendu public par mise à disposition du greffe, le 17 septembre 2024.

La magistrate désignée,

Signé

C. GrenierLa greffière,

Signé

Z. Bouayyadi

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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