jeudi 12 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2412442 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET GENTILHOMME |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 27 août 2024 sous le numéro 2412442, et un mémoire, enregistré le 6 janvier 2025, les sociétés par actions simplifiées (SAS) Demathieu Bard Construction et Eiffage Génie Civil, représentées par Me Claudon, doivent être regardées comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recette n° 259 du 27 juin 2024 par lequel le Syndicat intercommunal pour l'aménagement hydraulique (SIAH) des vallées du Croult et du petit Rosne leur a réclamé la somme de 90 777,63 euros au titre des pénalités infligées dans le cadre de l'exécution du marché de conception-réalisation-exploitation-maintenance relatif à l'extension et à la mise aux normes de la station de dépollution des eaux usées de Bonneuil-en-France (Val-d'Oise) ;
2°) de les décharger de l'obligation de payer la somme de 90 777,63 euros en litige ;
3°) de mettre à la charge du SIAH des vallées du Croult et du petit Rosne la somme de 5 000 euros à verser à chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 octobre 2024, le directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise décline sa compétence pour défendre à l'instance et informe le tribunal que le titre de recettes attaqué a été annulé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2025, le SIAH des vallées du Croult et du petit Rosne, représenté par Me Gentilhomme, conclut :
1°) à titre principal, au non-lieu à statuer, dès lors que le titre de recettes attaqué a été annulé ;
2°) à titre subsidiaire, au rejet des conclusions de la requête ;
3°) en tout état de cause, à la mise à la charge des SAS Demathieu Bard Construction et Eiffage Génie Civil de la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 29 avril 2025, les SAS Demathieu Bard Construction et Eiffage Génie Civil, représentées par Me Claudon, s'en rapportent à la sagesse du tribunal sur l'opportunité de constater un non-lieu et maintiennent leurs conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
II. Par une requête, enregistrée le 22 octobre 2024 sous le numéro 2415656, et un mémoire, enregistré le 6 janvier 2025, les SAS Demathieu Bard Construction et Eiffage Génie Civil, représentées par Me Claudon, doivent être regardées comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recette n° 323 du 26 août 2024 par lequel le Syndicat intercommunal pour l'aménagement hydraulique (SIAH) des vallées du Croult et du petit Rosne leur a réclamé la somme de 201 482,07 euros au titre des pénalités infligées dans le cadre de l'exécution du marché de conception-réalisation-exploitation-maintenance relatif à l'extension et à la mise aux normes de la station de dépollution des eaux usées de Bonneuil-en-France ;
2°) de les décharger de l'obligation de payer la somme de 201 482,07 euros en litige ;
3°) de mettre à la charge du SIAH des vallées du Croult et du petit Rosne la somme de 5 000 euros à verser à chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 décembre 2024, le directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise décline sa compétence pour défendre à l'instance et informe le tribunal que le titre de recettes attaqué a été annulé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mars 2025, le SIAH des vallées du Croult et du petit Rosne, représenté par Me Gentilhomme, conclut :
1°) à titre principal au non-lieu à statuer, dès lors que le titre de recettes attaqué a été annulé ;
2°) à titre subsidiaire, au rejet des conclusions de la requête ;
3°) en tout état de cause, à la mise à la charge des SAS Demathieu Bard Construction et Eiffage Génie Civil de la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 28 avril 2025, les SAS Demathieu Bard Construction et Eiffage Génie Civil, représentées par Me Claudon, s'en rapportent à la sagesse du tribunal sur l'opportunité de constater un non-lieu et maintiennent leurs conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
Sur l'étendue des litiges :
2. Il résulte de l'instruction, notamment des attestations du président du Syndicat intercommunal pour l'aménagement hydraulique (SIAH) des vallées du Croult et du petit Rosne, confirmées par les écritures en défense du directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise, que les titres de recettes attaqués, émis en amont de l'établissement du décompte général et définitif du marché en litige, ont été annulés. Les conclusions des sociétés par actions simplifiées (SAS) Demathieu Bard Construction et Eiffage Génie Civil tendant à l'annulation des titres de recettes n°s 259 et 323 des 27 juin et 27 août 2024 par lesquels le SIAH leur a réclamé les sommes de 90 777,63 et 201 482,07 euros, ensemble leurs conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer ces sommes, sont donc devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés aux litiges :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du SIAH du Croult et du petit Rosne la somme de 1 000 euros à verser à chacune des SAS Demathieu Bard Construction et Eiffage Génie Civil. En revanche, les conclusions du SIAH présentées sur le même fondement doivent être rejetées.
Par ces motifs, le tribunal ordonne :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions des sociétés par actions simplifiées (SAS) Demathieu Bard Construction et Eiffage Génie Civil tendant à l'annulation des titres de recettes n°s 259 et 323 des 27 juin et 27 août 2024 par lesquels le Syndicat intercommunal pour l'aménagement hydraulique (SIAH) des vallées du Croult et du petit Rosne leur a réclamé les sommes de 90 777,63 et 201 482,07 euros, ensemble leurs conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer ces sommes.
Article 2 : Le SIAH des vallées du Croult et du petit Rosne versera aux SAS Demathieu Bard Construction et Eiffage Génie Civil la somme de 1 000 euros chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions du SIAH des vallées du Croult et du petit Rosne présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée aux SAS Demathieu Bard Construction et Eiffage Génie Civil et au SIAH des vallées du Croult et du petit Rosne.
Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.
Fait à Cergy, le 12 juin 2025.
La présidente de la 3ème chambre,
signé
C. Oriol
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2412442 - 2415656
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026