Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2412479
lundi 21 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2412479 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 août 2024, Mme B A demande au juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une convocation afin qu'elle puisse déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme qu'il jugera utile au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Elle soutient que :
- sa demande est urgente dès lors qu'elle est enceinte et qu'en l'absence de titre de séjour elle ne pourra obtenir une carte vitale et bénéficier des soins nécessaires pendant sa grossesse, que cette situation entrave son insertion dans la société française et qu'elle risque de faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en cas de contrôle par les services de police ; en outre, l'urgence est présumée dans le cas d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour ;
- la mesure sollicitée est utile dès lors qu'elle se heurte à des difficultés de prise de rendez-vous à cause de dysfonctionnements imputables à la procédure de dématérialisation ;
- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 octobre 2024, le préfet du Val-d'Oise conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Il fait valoir que Mme A a reçu une convocation à la préfecture le 29 octobre 2024 à 9 heures à fin d'y déposer son dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Louvel, premier conseiller, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable, même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles, sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet du Val-d'Oise a fixé, par un courrier en date du 14 octobre 2024, un rendez-vous à Mme A le 29 octobre 2024 à 9 heures pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et lui délivrer un récépissé. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par la requérante doivent être regardées comme devenues sans objet.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requérante, au demeurant non chiffrées, tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par Mme A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.
Fait, à Cergy, le 21 octobre 2024.
Le juge des référés,
Signé
T. Louvel
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.