Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2412879

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2412879
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une requête en expulsion du CROUS de Versailles, a constaté que M. B avait quitté le logement universitaire qu'il occupait sans titre depuis mars 2024. La demande d'expulsion est ainsi devenue sans objet, et les conclusions du CROUS sur ce point ont été rejetées. Aucune somme n'a été mise à la charge de M. B au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de l'éducation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 septembre 2024, le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de l'académie de Versailles demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner l'expulsion de M. B du logement situé au sein de la résidence universitaire de Nanterre, Bâtiment H Logement 1096, sis, 8 allée de l'Université, 92000 Nanterre (Hauts-de-Seine) qu'il occupe illégalement et de tout occupant de son chef ;

2°) d'ordonner à M. B de restituer les clefs du logement, de la boite aux lettres, ainsi que de son badge d'accès et de quitter le logement qu'il occupe, dans le délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de M. B la somme de 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la juridiction administrative est compétente ;

- les conditions d'urgence est remplie, dès lors que le maintien irrégulier de M. B dans le logement qu'il occupe porte atteinte au bon fonctionnement du service public, et ce, en empêchant un autre étudiant d'y loger ;

- la mesure demandée ne se heurte à aucune contestation sérieuse, dès lors que M. B se maintient illégalement dans la résidence universitaire depuis le 1er mars 2024, après que son titre d'occupation a été abrogé par une décision du 8 février 2024 et en dépit d'une mise en demeure qui lui a été adressée le 25 mars 2024.

La requête a été communiquée à M. B qui n'a pas produit d'observations en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Buisson, président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 2 octobre 2024 à 14 heures 30.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Bouayyadi, greffier d'audience :

- le rapport de M. Buisson, juge des référés ;

- les observations de Mme C, représentante du CROUS de Versailles.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l'instruction et des échanges intervenus au cours de l'audience publique que M. B avait, à la date de l'audience, quitté le logement qu'il occupait dans une résidence universitaire de Nanterre. Dès lors, les conclusions tendant à son expulsion sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

2. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions du centre régional des œuvres universitaires et scolaires de l'académie de Versailles tendant à ordonner l'expulsion de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête du centre régional des œuvres universitaires et scolaires de l'académie de Versailles est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au centre régional des œuvres universitaires et scolaires de l'académie de Versailles et à M. A B.

Fait à Cergy, le 9 octobre 2024.

La juge des référés,

Signé

M. Buisson

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.