Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2412885

mardi 10 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2412885
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la cessation de violations alléguées de ses droits parentaux par l'Aide Sociale à l'Enfance de Vauréal. Le juge a estimé que M. A n'établissait pas l'existence d'une situation d'urgence, condition nécessaire pour faire droit à sa demande. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond des griefs invoqués.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 septembre 2024, M. B A demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de mettre fin aux violations graves et répétées de ses droits parentaux et de l'intérêt supérieur de ses enfants par les membres de l'Aide Sociale à l'Enfance de Vauréal (ASE 95) et d'enjoindre à cette dernière de rétablir une procédure normale.

Il soutient que :

1/ L'urgence est établie en raison du caractère grave et répétées des fautes administratives commise par les services de l'Aide Sociale à l'Enfance de Vauréal ;

2/ Ces fautes constituent une atteinte grave et manifeste au droit au respect de sa vie familiale qu'il tire des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. En se bornant à invoquer 10 fautes administratives constitutives selon lui violations graves de ses droits parentaux et des obligations légales auxquelles est soumise l'ASE de Vauréal, lesquelles placent ses enfants de 15 et 17 ans, ainsi que lui-même, dans une situation extrêmement préjudiciable, M. A ne peut être regardé comme justifiant, quand bien même il se plaint de l'absence de réponse de l'ASE à ses multiples démarches, d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Il suit de là que sa requête ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.

Fait à Cergy, le 10 septembre 2024.

Le juge des référés,

signé

E. Lamy

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.