LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2413006

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2413006

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2413006
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantSELARL LEHMANN & ALAIMO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces enregistrées le 10 septembre 2024 et 26 septembre 2024 au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, M. A C demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable deux fois.

Il soutient que :

- il est parent de deux enfants et a besoin de travailler ;

- il a sollicité une demande de titre de séjour le 21 août 2024.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 septembre 2024, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

Il indique confirmer son arrêté et communique l'ensemble des pièces utiles en sa possession.

Vu les autres pièces du dossier, dont les pièces complémentaires communiquées le .

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Bocquet comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 26 septembre 2024 :

- le rapport de Mme Bocquet, magistrate désignée ;

- les observations de Me Lehmann, avocat commis d'office, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins et même moyens et précise, en outre, qu'il a vocation à être régularisé de plein droit au regard de sa situation familiale en qualité de parent d'enfant français et qu'il n'a jamais fait l'objet d'une condamnation pénale ;

- les observations de M. C, assisté de M. B, interprète en ourdou ;

- le préfet du Val-d'Oise n'étant ni présent, ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, ressortissant pakistanais, né le 20 juillet 1989, serait entré sur le territoire français le 25 janvier 2012 selon ses déclarations. Il a été interpellé par les forces de police le 14 septembre 2023 pour des faits de vol aggravé par trois circonstances, sans violence. Par un arrêté du même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français. M. C a été placé en retenue le 29 juillet 2024 pour vérification de son droit au séjour par une unité de la gendarmerie départementale de Montmorency. Par arrêté du même jour, le préfet du Val-d'Oise l'a assigné à résidence dans le département pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable deux fois. Par un arrêté du 5 août 2024, notifié le 7 septembre 2024, dont M. C demande l'annulation, le préfet du Val-d'Oise a modifié l'arrêté d'assignation à résidence en l'assignant à résidence dans le département pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable deux fois en fondant cette décision sur l'arrêté du 14 septembre 2023 du préfet de la Seine-Saint-Denis faisant obligation à M. C de quitter sans délai le territoire français.

2. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire () n'a pas été accordé ; (). ".

3. Il ressort des pièces du dossier que M. C a fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai du 14 septembre 2023, qu'il n'a pas exécuté spontanément. Si le requérant soutient être le père de deux enfants français nés le 9 mars 2023 issus d'une relation avec une ressortissante française avec lesquels il indique vivre au Louvres dans le département du Val-d'Oise et qu'il a besoin de travailler pour nourrir sa famille, le requérant, qui ne justifie d'aucune insertion particulière à la société française, notamment professionnelle, ne démontre pas qu'il contribuerait à l'éducation et à l'entretien de ses enfants, la production des seuls actes de naissance et passeports de ces derniers étant insuffisants. Au contraire, il ressort également des pièces du dossier que l'intéressé a fait l'objet d'un signalement pour des faits commis le 7 juillet 2023 de violence suivie d'une incapacité n'excédant pas huit jours sur sa concubine. Par ailleurs, si M. C produit une " confirmation du dépôt d'une pré-demande " de titre de séjour, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C était titulaire d'un récépissé de demande de titre de séjour portant autorisation provisoire de séjour à la date de l'arrêté portant assignation à résidence. Par suite, M. C n'établit pas que son éloignement, en vertu d'une obligation de quitter le territoire à laquelle il demeure à ce jour soumis, ne s'inscrit pas dans une perspective raisonnable.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet du Val-d'Oise.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 30 septembre 2024.

La magistrate désignée,

signé

P. Bocquet La greffière,

signé

M. D

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2413006

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions