Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2413074

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2413074
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGARCIA AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 26 juillet 2024 le maintenant en rétention administrative. La juridiction a constaté que M. C avait été libéré de rétention le 28 août 2024 par une ordonnance du juge de la cour d'appel de Paris, rendant ses conclusions sans objet et donc irrecevables. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance de renvoi du 10 septembre 2024, le vice-président du tribunal administratif de Melun a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête de M. C, enregistrée le 29 juillet 2024.

Par cette requête, enregistrée le 29 juillet 2024, M. A C, représenté par Me Garcia, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 26 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a maintenu en rétention ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et une attestation de demande d'asile dans un délai de quinze jours ;

3°) d'enjoindre au préfet de faire procéder à l'enregistrement par l'OFPRA de sa demande d'asile en procédure normale ;

4°) de mettre à la charge du préfet de la Seine-Saint-Denis et de l'Etat une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 août 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis, représenté par Me Rannou, conclu au rejet de la requête.

Vu :

- l'ordonnance du juge de la cour d'appel de Paris du 28 août 2024 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () Les premiers vice-présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. M. C, ressortissant bangladais, né le 22 août 1987 a été interpellé par les services de police, le 11 juin 2024, pour des faits de recel de vol puis placé en rétention administrative le 12 juin 2024 par arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis. Par un second arrêté du 26 juillet 2024, dont M. C demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande d'admission au titre de l'asile et l'a maintenu en rétention administrative. Il ressort des pièces du dossier que M. C a été libéré de rétention le

28 août 2024 par une ordonnance du juge de la cour d'appel de Paris. Il suit de là que les conclusions de M. C aux fins d'annulation d'une décision de maintien en rétention sont dépourvues d'objet et par suite irrecevables.

3. Par suite, la requête de M. C doit être rejetée en toutes ses conclusions y compris celles présentées à fin d'injonction et de condamnation de l'Etat au versement d'une somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.

Copie en sera adressée pour information au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Cergy, 20 septembre 2024.

Le premier vice-président,

Signé

F. B

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.