Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2413171

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2413171
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B de sa requête en suspension de l'exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 5 juin 2024 lui délivrant une autorisation provisoire de séjour sans droit au travail. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 614-16 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aucune solution au fond n'a été retenue, la procédure étant close par le désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Eliakim, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision en date du 5 juin 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une autorisation provisoire de séjour ne l'autorisant pas à travailler ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que le préfet des Hauts-de-Seine lui a remis un récépissé de demande de titre de séjour ne l'autorisant pas à travailler le 5 juin 2024 qui n'a pas fait l'objet d'un renouvellement le 4 septembre 2024, la plaçant dans une situation précaire ;

- la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision est remplie dès lors que la décision :

* méconnaît les dispositions de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce que le préfet doit remettre une autorisation provisoire de séjour à l'étranger ;

* méconnaît les dispositions de l'article R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Par une lettre, enregistrée le 25 septembre 2024, Mme B, représentée par son conseil, déclare se désister purement et simplement de sa requête.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le jugement n° 2313194 rendue le 2 mai 2024 par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;

- la requête n° 2413198, enregistrée le 13 septembre 2024, par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par une lettre, enregistrée le 25 septembre 2024, Mme B déclare se désister purement et simplement de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte à Mme B de son désistement pur et simple.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Copie-en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 26 septembre 2024.

Le juge des référés,

signé

E. Lamy

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 24131712