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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2413192

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2413192

mardi 2 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2413192
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMOUBERI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... C... contestant le rejet implicite de sa demande de carte de résident. Le juge a constaté l'absence de preuve du dépôt d'une demande complète, rendant la décision attaquée inexistante et le recours sans objet. Cette irrecevabilité, fondée sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible de régularisation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 septembre 2024, M. B... A... C..., représenté par Me Mouberi, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d’Oise a rejeté sa demande de carte de résident ;

2°) d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une carte de résident ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requête a été communiquée au préfet du Val-d’Oise le 13 septembre 2024 qui n’a pas présenté d’observations en dépit de la mise en demeure qui lui a été adressé le 17 mars 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Selon le premier alinéa de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ».

2. M. A... C... conteste la décision par laquelle le préfet du Val-d’Oise aurait implicitement refusé de faire droit à sa demande de carte de résident. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A... C... aurait fait une telle demande ni que si cela était établi, que cette demande aurait été complète. Le préfet du Val-d’Oise n’a donc pas implicitement refusé de faire droit à la demande de M. A... C.... Faute de décision faisant grief, la requête présentée par M. A... C... est donc manifestement irrecevable et insusceptible de régularisation. Il y a donc lieu de la rejeter sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... C... et au préfet du Val-d’Oise.


Fait à Cergy, le 2 décembre 2025.

Le Président de la 7ème chambre,

signé

E. Lamy


La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.





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