Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2413306

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2413306
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d’injonction et d’astreinte, après que le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à résider et travailler jusqu’au 31 décembre 2024. La demande de suspension de la décision implicite de refus de carte de résident, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, est ainsi devenue sans objet. Les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, l’État n’étant pas la partie perdante.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 septembre 2024, M. A, représenté par

Me David Bellouard, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 1er avril 2024, portant rejet implicite de délivrance d'une carte de résident jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ainsi que, dans ce délai, un récépissé avec autorisation de travail ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail pendant l'instruction de sa demande dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard :

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la décision le place dans une situation de précarité administrative et qu'elle porte atteinte à sa vie privée et familiale et à sa vie professionnelle ;

- les moyens suivants de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer en faisant valoir qu'une attestation de prolongation d'instruction valable du 1er octobre 2024 au 31 décembre 2024 l'autorisant à résider et à travailler régulièrement en France a été remise à l'intéressé.

Par un mémoire, enregistré le 7 octobre 2024, M. A, représenté par Me David Bellouard, déclare se désister de ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 28 mai 2024 sous le numéro 2407948 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de justice administrative ;

Le président du tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu, au cours de l'audience publique du 7 octobre 2024 à 10h, tenue en présence de Mme Soulier, greffière d'audience, le rapport de M. Lamy, juge des référés.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1. Par un mémoire, enregistré le 7 octobre 2024, M. A a informé le tribunal, après que le préfet des Hauts-de-Seine lui ait remis une attestation de prolongation d'instruction valable du 1er octobre 2024 au 31 décembre 2024 l'autorisant à résider et à travailler régulièrement en France, qu'il se désistait de ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte. Rien ne s'y opposant, il y a lieu de lui en donner acte.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

2. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat, qui ne peut être regardé comme la partie perdante dans la présente instance du fait du désistement des conclusions principales de la requête, la somme demandée par le requérant au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte à M. A de son désistement des conclusions principales à fin d'injonction et d'astreinte de la requête.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.

Copie-en sera adressé au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 7 octobre 2024.

Le juge des référés,

Signé

E. Lamy

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.