Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2413420

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2413420
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'Université Paris Ouest Nanterre refusant l'admission de Mme A en deuxième année de licence de droit. La requérante invoquait l'urgence en raison de la reprise des cours le 16 septembre 2024. Le juge a estimé que cette seule circonstance, sans autre élément caractérisant une situation d'urgence, ne suffisait pas à justifier la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée par ordonnance, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 septembre 2024, Mme D A demande au juge des référés, d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 19 juillet 2024 de l'Université Paris Ouest Nanterre portant refus d'admission en deuxième année de licence de droit.

Elle soutient que :

-la condition d'urgence est remplie dès lors que les enseignements de l'année universitaire ont repris le 16 septembre 2024.

-qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors que celle-ci lui porte préjudice.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-3 dudit code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. En se bornant à faire valoir que les cours de l'année académique ont repris le

16 septembre 2024 et qu'il ne lui a pas été possible, alors qu'elle est mère de deux enfants, d'effectuer le recours plus tôt, la requérante ne fait état d'aucune circonstance caractérisant une urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il suit de là que sa requête doit être rejetée sur le fondement des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme D A est rejetée.

Article 2: La présente ordonnance sera notifiée à Mme D A.

Copies-en sera adressée à l'Université Paris Ouest Nanterre.

Fait à Cergy, le 26 septembre 2024.

Le juge des référés,

Signé

E. Lamy

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.