Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2413940

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2413940
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait à être réinscrit dans son ancien lycée pour redoubler sa terminale après son échec au baccalauréat. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, aurait pour effet de faire obstacle à une décision administrative d'orientation prise par l'établissement, ce qui est interdit par ce même article. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 septembre 2024, M. A B demande au juge des référés d'enjoindre à l'administration de l'affecter, dans l'établissement dont il est issu ou à défaut dans toute autre établissement. Cela faisant suite à son échec à la session 2023-2024 du baccalauréat STIDD.

Il soutient qu'en refusant son redoublement, l'établissement dont il est issu a méconnu les dispositions de l'article D. 331-42 du code de l'éducation et qu'en vertu de cette disposition il a droit à une nouvelle inscription en son sein, qu'il n'est inscrit dans aucun établissement, qu'il a effectué toutes les démarches pour être affecté au sein d'un établissement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L. 522-3 du code de justice administrative : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande () qu'elle est irrecevable (), le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est manifestement pas insusceptible de se rattacher à un litige relevant de sa compétence, le juge des référés peut prescrire toutes mesures que l'urgence justifie à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

3. M. B demande au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative son inscription au sein de son ancien établissement, le lycée Gustave Monod à Enghien-les-Bains en vue du redoublement de sa classe de terminale pour l'année scolaire 2024-2025. Toutefois alors qu'il n'appartient pas au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, de prendre des mesures susceptibles de faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, la mesure demandée par le requérant aurait nécessairement pour effet de faire obstacle à la mesure prise par le conseiller principal d'éducation, M. C, d'orienter l'élève vers un autre établissement. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. B selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait, à Cergy, le 7 octobre 2024.

Le juge des référés,

Signé

E. Lamy

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.