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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2414037

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2414037

mercredi 2 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2414037
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLAROSE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 septembre 2024, Mme A C, représentée par Me C, demande au juge des référés d'ordonner, à la direction des services départementaux de l'éducation nationale des Hauts-de-Seine d'admettre sans délai ses enfants D, B et E F au bénéfice de l'instruction en famille réglementée au motif de l'itinérance de la famille en France à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir , ou en tout état de cause à bref délai sous astreinte.

Elle soutient que :

- la mesure sollicitée est urgente, dès lors que ses enfants D et B ont été admis au bénéfice de l'instruction en famille, mais ont été exclus sans motif au bénéfice de l'instruction en famille réglementée ; ces décisions méconnaissent le principe de gratuité attaché au droit de l'instruction ; E ne peut être scolarisé ;

- l'inscription immédiate E au bénéfice de l'instruction en famille réglementée est dans l'intérêt des trois enfants ;

- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il existe une différence de traitement au sein de la fratrie.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative ;

Le président du tribunal a désigné Mme Edert pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du même code : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable, même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles, sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " () lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci () est irrecevable (), le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1.".

2. Aux termes de sa requête, portant la mention " requête aux fins de mesures utiles ", Mme C demande à la juge des référés d'ordonner à l'administration d'admettre ses trois fils au bénéfice de l'instruction en famille réglementée. Toutefois, il résulte de l'instruction que le recours administratif préalable obligatoire exercé par Mme C a été rejeté le 11 juin 2024, refusant ainsi le bénéfice de l'instruction en famille à l'enfant E. Dès lors la juge des référés statuant en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne peut ordonner aucune mesure qui ferait obstacle à l'exécution de cette décision. En outre, Mme C ne soutient ni n'établit qu'elle aurait sollicité en vain du directeur général du centre national d'enseignement à distance l'inscription de ses enfants D et B, la mesure qu'elle sollicite ne présente aucune utilité. Au demeurant, à supposer même que les décisions du 28 mai 2024 devraient être regardées comme rejetant sa demande " d'instruction réglementée ", la juge des référés ne saurait en tout état de cause, ainsi qu'il est demandé, enjoindre à l'administration d'édicter une décision favorable.

3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'injonction présentées par Mme C doivent être rejetées selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C, au recteur de l'académie de Versailles et au Centre national d'enseignement à distance.

Fait à Cergy, le 2 octobre 2024.

La juge des référés,

Signé

S. Edert

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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