lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2414039 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DE SA-PALLIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 septembre 2024 Mme A B, représentée par Me De Sa-Pallix, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du préfet des Hauts de Seine portant retenue d'un document d'identité contre remise d'un récépissé, prononcée le 26 septembre 2024 et notifiée le même jour à 9 heures 26 ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui restituer son passeport en cours de validité, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que le tribunal ayant admis la présomption d'urgence s'agissant de la décision ordonnant son expulsion en date du 28 mai 2024, la condition d'urgence, s'agissant de la décision portant retenue de son passeport est également présumée ; elle ne pourra plus justifier de son identité, ni exercer une activité professionnelle, ni justifier de son identité et elle est très angoissée ;
- il existe plusieurs moyens propres à créer un doute quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
* Elle est illégale par exception d'illégalité de la décision ordonnant son expulsions ;
* elle a été signée par une autorité incompétente ;
* elle méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
* elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
* elle est entachée d'une absence d'examen de sa situation ;
* elle méconnait l'autorité de la chose jugée par l'ordonnance du tribunal de céans en date du 29 juillet 2024 ;
* elle méconnaît les dispositions de l'article L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
* elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Vu :
- la requête n° 2413936, enregistrée le 28 septembre 2024, par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Edert vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante marocaine, entrée en France il y a plus de vingt-deux ans selon ses déclarations, a été mise en possession d'une carte de résident expirant en 2022 et dont elle a demandé le renouvellement. Par un arrêté du 28 mai 2024, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande, a ordonné son expulsion du territoire français et fixé le pays de destination. Mme B a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise la suspension de ces décisions. Par une ordonnance en date du 29 juillet 2024, le juge des référés en a ordonné la suspension. Le 26 septembre 2024, le préfet des Hauts-de-Seine a retenu ses documents d'identité. Par la présente requête, cette dernière demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision ayant ordonné la retenue de ses documents.
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
3. En l'espèce, Mme B soutient que l'urgence à suspendre la décision portant retenue de ses documents d'identité est présumée dès lors qu'elle a été prise sur le fondement de l'arrêté du préfet en date du 28 mai 2024 ordonnant son expulsion. Toutefois, la décision prononçant son expulsion a été suspendue par le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, la requérante a été mise en possession d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler et elle ne soutient ni n'établit avoir sollicité en vain du préfet des Hauts-de-Seine la restitution de ses documents d'identité. En outre, si elle indique qu'elle ne pourra plus justifier de son identité, ni exercer une activité professionnelle ni justifier de son identité et qu'elle est très angoissée, il est constant qu'elle a été mise en possession d'un récépissé de rétention de document d'identité qui justifie de son identité.
4. Il s'ensuit que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas réunie. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête de Mme B, en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 30 septembre 2024.
La juge des référés,
Signé
S. Edert
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026