Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2414125
lundi 21 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2414125 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 septembre 2024, M. B A, représenté par
Me de Sèze, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision en date du 26 septembre 2024 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
3°) d'enjoindre à la directrice territoriale de l'OFII de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter de la date de dépôt de sa demande d'asile, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de
50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à Me de Seze, sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ; en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle, de lui verser la somme de 1 500 euros.
M. A soutient que :
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce qu'il n'a pas été informé, dans une langue qu'il comprend, des conditions d'octroi et de refus des conditions matérielles d'accueil ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence d'évaluation de sa vulnérabilité ;
- elle est entachée d'une erreur de fait au regard de sa date d'entrée sur le territoire français et du délai dans lequel sa demande d'asile a été déposée ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. d'Argenson, vice-président, en application des dispositions des articles L. 921-1 et L. 555-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. d'Argenson, magistrat désigné ;
- les observations de Me de Sèze, représentant M. A, non présent, qui conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2024, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés et demande que soit substituées aux dispositions du 3° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile les dispositions du dernier alinéa de l'article L. 551-16 du même code, la décision attaquée devant être regardée comme une décision de refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil. Ce mémoire a été communiqué au requérant et la clôture de l'instruction différée, en application de l'article R. 778-5 du code de justice administrative, au 17 octobre 2024.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 16 octobre 2024 et communiqué, le requérant conclut au rejet de la demande de la substitution de base légale sollicitée par l'OFII.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant soudanais né le 17 septembre 1998, a sollicité l'asile sur le territoire français le 18 décembre 2023 et a été placé en procédure dite " Dublin ". Par une décision du même jour, la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a accordé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et l'a orienté en région Grand Est. Le 26 septembre 2024, la demande d'asile du requérant a été requalifiée en procédure accélérée. Par une décision du même jour, la directrice territoriale de l'OFII a refusé de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, au motif qu'il avait introduit sa demande d'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée sur le territoire français. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cette décision.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.
Sur la demande de substitution de base légale présentée par l'OFII :
4. Aux termes de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il est mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : / 1° Il quitte la région d'orientation déterminée en application de l'article L. 551-3 ; / 2° Il quitte le lieu d'hébergement dans lequel il a été admis en application de l'article L. 552-9 ; / 3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes ; / 4° Il a dissimulé ses ressources financières ; / 5° Il a fourni des informations mensongères relatives à sa situation familiale ; / 6° Il a présenté plusieurs demandes d'asile sous des identités différentes. () Lorsque la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil a été prise en application des 1°, 2° ou 3° du présent article et que les raisons ayant conduit à cette décision ont cessé, le demandeur peut solliciter de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. L'office statue sur la demande en prenant notamment en compte la vulnérabilité du demandeur ainsi que, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acception initiale des conditions matérielles d'accueil. " En outre, aux termes de l'article L. 551-15 du même code : " Les conditions matérielles d'accueil peuvent être refusées, totalement ou partiellement, au demandeur dans les cas suivants : / 1° Il refuse la région d'orientation déterminée en application de l'article L. 551-3 ; / 2° Il refuse la proposition d'hébergement qui lui est faite en application de l'article L. 552-8 ; / 3° Il présente une demande de réexamen de sa demande d'asile ; / 4° Il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° de l'article L. 531-27. / La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. ".
5. Lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
6. En l'espèce, l'OFII demande à ce que le dernier alinéa de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui traite du refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil en cas de départ du demandeur d'asile de son lieu d'hébergement, soit substitué au fondement initial de la décision attaquée, le 3° de l'article
L. 551-15 du même code, qui traite du refus d'octroi des conditions matérielles d'accueil aux demandeurs ayant sollicité l'asile plus de quatre-vingt-dix jours après leur arrivée sur le territoire français.
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le requérant est entré sur le territoire français le 12 novembre 2023 et qu'il y a sollicité l'asile le 18 décembre 2023. L'introduction de sa demande d'asile n'était donc pas tardive et le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ne pouvait lui être refusé pour ce motif.
8. D'autre part, si M. A soutient ne pas avoir quitté son lieu d'hébergement et ne pas avoir fait l'objet d'une décision de cessation de ses conditions matérielles d'accueil, il ressort des pièces produites par le directeur général de l'OFII le requérant a abandonné son hébergement pendant plus d'une semaine au courant du mois d'avril 2024. Par un courrier du 22 avril 2024, retourné à l'expéditeur le 17 mai 2024, l'OFII a notifié à M. A une décision de notification de sortie de son lieu d'hébergement, l'a informé que ces circonstances constituaient un motif de cessation des conditions matérielles d'accueil et l'a invité à présenter ses observations dans un délai de quinze jours. M. A n'ayant présenté aucune observation dans ce délai, une décision de cessation des conditions matérielles d'accueil est née au plus tard le 1er juin 2024, au motif que le requérant avait quitté son lieu d'hébergement.
9. Il résulte de ce qui précède que la décision attaquée ne pouvait être prise sur le fondement du 3° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'espèce, la décision attaquée, qui résulte de la sortie du requérant de son lieu d'hébergement ayant donné lieu à la cessation de ses conditions matérielles d'accueil, constitue un refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil et trouve son fondement légal dans les dispositions du dernier alinéa de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, il y a lieu de substituer aux dispositions du 3° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile les dispositions du dernier alinéa de l'article L. 551-16 de ce code, dès lors que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux dispositions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
10. En premier lieu, la décision en litige, qui vise les dispositions des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, énonce que M. A avait présenté une demande d'asile tardive. Ainsi, et bien que fondée initialement sur un motif erroné, cette décision comporte un énoncé suffisamment précis des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
11. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier qu'avant de refuser de rétablir les conditions matérielles d'accueil de
M. A, la directrice territoriale de l'OFII n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit être écarté.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur est informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut lui être refusé ou qu'il peut y être mis fin dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 551-15 et L. 551-16. ". Aux termes de l'article R. 551-23 du même code : " Les modalités de refus ou de réouverture des conditions matérielles d'accueil sont précisées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration lors de l'offre de prise en charge dans une langue que le demandeur d'asile comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend. ". Enfin, aux termes de l'article D. 551-16 du même code : " L'offre de prise en charge faite au demandeur d'asile en application de l'article L. 551-9 fait mention de la possibilité pour le demandeur d'asile de se voir refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou qu'il y soit mis fin dans les conditions prévues par les articles L. 551-15, L. 551-16 et D. 551-17 à R. 551-23. ".
13. Il ressort des pièces du dossier que, lors de l'enregistrement de sa demande d'asile le 18 décembre 2023, le requérant a été reçu en entretien réalisé en langue arabe, avec l'assistance d'un interprète, par un auditeur asile de l'OFII, comme en atteste la fiche d'évaluation de vulnérabilité produite et signée par l'intéressé. Le requérant produit également l'offre de prise en charge qui lui a été proposée par l'OFII, dans laquelle il certifie avoir été informé dans une langue qu'il comprend des conditions et modalités de refus et cessation des conditions matérielles d'accueil. Les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'imposent pas à l'OFII d'informer une seconde fois le requérant de ces modalités lorsque sa demande d'asile est requalifiée en procédure accélérée. Ainsi, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure au regard des dispositions précitées de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étranges et du droit d'asile : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables. () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " L'évaluation de la vulnérabilité vise, en particulier, à identifier les mineurs, les mineurs non accompagnés, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, les femmes enceintes, les parents isolés accompagnés d'enfants mineurs, les victimes de la traite des êtres humains, les personnes atteintes de maladies graves, les personnes souffrant de troubles mentaux et les personnes qui ont subi des tortures, des viols ou d'autres formes graves de violence psychologique, physique ou sexuelle, telles que des mutilations sexuelles féminines. ". Aux termes de l'article L. 551-16 du même code : " Il est mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : () / 3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes ; () / La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. ".
15. Il ressort des pièces versées au dossier, tant par le requérant que par le directeur général de l'OFII, que M. A a bénéficié d'un entretien visant à évaluer sa vulnérabilité avec un agent de l'OFII lors de l'enregistrement de sa demande d'asile, le 18 décembre 2023. Les dispositions précitées des articles L. 522-1 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'imposaient pas à l'OFII d'accorder un nouvel entretien à l'intéressé lors de la requalification de sa demande d'asile en procédure accélérée. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que le 26 septembre 2024, M. A a bénéficié d'un second entretien, à l'occasion duquel il a fait état spontanément d'un problème de santé mais n'a pas sollicité l'avis du médecin coordonnateur de zone (MEDZO). Ainsi, le moyen tiré de ce que M. A n'a bénéficié d'aucune évaluation de sa vulnérabilité par un agent de l'OFII doit être écarté.
16. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 4 à 9 que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant, dès lors que ces dispositions n'étaient pas applicables à la situation du requérant. Par conséquent, les moyens tirés de l'erreur de fait au regard de la date d'entrée sur le territoire français du requérant et du délai dans lequel sa demande d'asile a été déposée, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de ces éléments, doivent également être écartés.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. A doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
18. Le présent jugement, qui rejette l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'OFII, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. A demande au titre des frais liés à l'instance.
D É C I D E :
Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me de Sèze et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
P.-H. d'Argenson
Le greffier,
Signé
M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.