Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2414470
lundi 28 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2414470 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 octobre 2024, la société civile de construction vente (SCCV) AM245, représentée par Me Ghaye, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision en date du 26 août 2024 par laquelle la commune de Garches a demandé la cessation immédiate des travaux ;
2°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 3 000 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'elle a été contrainte d'interrompre immédiatement les travaux au risque de commettre une infraction, que cette interruption représente un coût supérieur à 3000 euros par journée d'immobilisation, que les terrassements engagés expose le chanter à d'importants glissements de terrain susceptibles d'affecter les propriétés situées aux alentours en l'absence de mise en place à brefs délais de parois berlinoises, que l'interruption du chantier cause un préjudice financier pouvant être aggravé à moyen terme, qu'elle risque de ne plus obtenir le permis de construire ;
- il existe plusieurs moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* elle est entachée d'illégalité manifeste en tant qu'elle méconnait les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
* elles entachée d'une erreur de droit et de fait ;
* elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen sérieux ;
* elle porte atteinte à son droit de propriété et au droit de construire.
La requête a été communiquée à la commune de Garches qui n'a pas présenté d'observations.
Par un mémoire, enregistré le 24 octobre 2024, la société AM245, représenté par Me Ghaye, déclare se désister de toutes ses conclusions.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2414568, enregistrée le 2 octobre 2024, par laquelle la société AM245 demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. La société civile immobilière de construction-vente (SCCV) AM245 a été constituée en date du 12 septembre 2016, spécifiquement pour le développement d'une opération immobilière sur un terrain cadastré section AM n°245, situé 6, avenue du Docteur A dans la commune de Garches. Elle a entrepris la construction d'un programme de logements collectifs et a obtenu à ce titre, un permis de construire en date du 5 mars 2019. En date du 30 août 2024, la société requérante a été informée par un courrier du 26 aout 2024 de la commune de l'injonction administratif de cessation immédiate des travaux. Par la présente requête, la société requérante demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision précitée.
2. Par un mémoire enregistré le 24 octobre 2024, la société requérante a informé le tribunal, qu'elle se désiste de sa requête. Le désistement du requérant est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société AM245.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société AM245.
Copie en sera adressée à la commune de Garches.
Fait à Cergy, le 28 octobre 2024.
Le juge des référés,
signé
E. Lamy
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.