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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2414709

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2414709

mardi 21 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2414709
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABOT

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne le recours en excès de pouvoir de M. B... contre un arrêté préfectoral du 10 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le préfet du Val-d'Oise a fait valoir que cet arrêté avait été abrogé le 22 octobre 2024. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n'a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a donné acte du désistement d'office de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 octobre 2024, M. A... B..., représenté par Me Cabot, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté, en date 10 septembre 2024, par laquelle le préfet du Val-d’Oise a rejeté sa demande de titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office ;

2°) d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui remettre une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative ; en cas d’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle, de verser cette somme à M. B....

Par un mémoire en défense enregistré le 23 octobre 2024, le préfet du Val-d’Oise conclut à ce qu’il n’y ait pas lieu de statuer sur la requête de M. B....

Il fait valoir que l’arrêté du 17 octobre 2024 a été abrogé par un arrêté du 22 octobre 2024.

Une demande de maintien de ses conclusions a été adressée à M. B... , le 23 octobre 2024 en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Par une décision du bureau d’aide juridictionnelle près du tribunal judiciaire de Pontoise en date du 5 mai 2025, M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (...) ».

2. L’article R. 612-5-1 du code de justice administrative dispose que : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article
R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par eux. (…) ».

3. Au vu de l’état du dossier, M. B... a été, en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, par un courrier de la présidente de la formation de jugement en date du 23 octobre 2024, adressé à son conseil au moyen de l’application « Télérecours ». Ce courrier l’informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, il serait réputé s’être désisté d’office. En dépit de cette demande dont il est réputé avoir reçu notification dans un délai de deux jours ouvrés à compter de sa date de mise à disposition dans l’application « Télérecours », aucune confirmation n’est parvenue à la juridiction dans le délai requis. M. B... doit donc être réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement. M. B... doit donc être réputée s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.



O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....




Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet du Val-d’Oise.


Fait à Cergy, le 21 octobre 2025.

Le président de la 7ème chambre


signé


E. Lamy

La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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