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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2416049

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2416049

jeudi 31 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2416049
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDECHERT (Paris) LLP

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 31 juillet 2025, a donné acte du désistement de la société Haleon France. La société avait demandé l’annulation de deux refus implicites de l’ANSM de lui communiquer des données de pharmacovigilance et des documents préparatoires. En cours d’instance, l’ANSM ayant transmis les documents sollicités, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de sa requête, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai imparti, la société est réputée s’être désistée, et le tribunal a constaté ce désistement par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er novembre 2024, la société par actions simplifiée (SAS) Haleon France, représentée par Me Pelé demande au tribunal :

1°) de joindre la présente requête avec la requête enregistrée au greffe du tribunal sous le numéro 2410926 ;

2°) d'annuler deux décisions implicites par lesquelles la directrice générale de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a refusé de lui communiquer une copie des extraits de la base nationale de pharmacovigilance faisant état des effets indésirables liés aux spécialités à base d'ibuprofène (forme orale solide) déclarés entre 2000 et 2018 ainsi qu'une copie des documents préparatoires à la décision d'interdiction de la publicité auprès du public en faveur des spécialités Advil 400 mg, comprimé enrobé, et Advilcaps 400 mg, capsule molle, à compter du 2 avril 2024 ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 avril 2025, la directrice générale de l'ANSM conclut au non-lieu à statuer sur la requête dès lors qu'elle a transmis les documents en litige à la requérante, occultés des mentions dont la divulgation serait susceptible de nuire aux secrets légalement protégés.

Une demande de maintien de la requête a été adressée à la SAS Haleon France par courrier du greffe le 15 mai 2025, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; ".

2. L'article R. 612-5-1 du code de justice administrative dispose que : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ". Aux termes de l'article

R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par eux () ".

3. Au vu de l'état du dossier, la SAS Haleon France a été, en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invitée à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, par un courrier du président de la formation de jugement du 15 mai 2025, adressé à son conseil au moyen de l'application " Télérecours ", et dont il a accusé réception le jour même. Ce courrier l'informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, elle serait réputée s'être désistée d'office. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans ce délai, la SAS Haleon France est réputée s'être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête la société par actions simplifiée Haleon France.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Haleon France et à l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

Fait à Cergy, le 31 juillet 2025.

Le président de la 6ème chambre,

signé

L. Buisson

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2416049

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