lundi 9 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2416352 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CHAUSSADE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 novembre 2024, les consorts D, Mme C F, veuve D et la société par actions simplifiées (SAS) Saone Azergues, représentés par Me Guillot, demandent au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision n° 2024/002 du 1er octobre 2024 par laquelle la société d'économie mixte d'aménagement de Gennevilliers 92 (SEMAG 92) a exercé son droit de préemption sur le bien cadastré section M n°84 situé 98 avenue du Vieux Chemin de Saint-Denis à Gennevilliers (92230) ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Gennevilliers la somme de 5 000 euros à verser à l'indivision D au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la SAS Saone Azergues agit en qualité d'acquéreur évincé ; en outre elle dispose sur la parcelle d'un bail précaire.
- il existe plusieurs moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'avis obligatoire du service des Domaines n'a pas été recueilli à temps par le titulaire du droit de préemption ;
- elle est insuffisamment motivée dès lors que la nature et les caractéristiques du projet ne sont pas indiqués ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale en l'absence de caractère exécutoire de la délibération instituant le droit de préemption ;
- elle est tardive dès lors que la déclaration d'intention d'aliéner a été reçue en mairie le 15 juillet 2024 et que la décision de préemption est intervenue le 1er octobre 2024 ;
- elle est illégale dès lors que la réalité du projet n'est pas établie ;
- elle est illégale dès lors que son objet ne présente pas un intérêt général suffisant ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir dès lors que son offre est nettement inférieure au prix prévu dans la déclaration d'intention d'aliéner ;
Par un mémoire en défense et des pièces complémentaires, enregistré les 4 et 5 décembre 2024, la société d'économie mixte d'aménagement de Gennevilliers (SEMAG 92) conclut au rejet de la requête et de mettre à la charge des requérant une somme de 6000 euros au titre d el'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- l'urgence n'est pas établie ;
- aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- la requête n° 2416354, enregistrée le 14 novembre 2024, par laquelle M. D et la société par actions simplifiées Saone Azergues demandent l'annulation de la décision attaquée.
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 6 décembre 2024 à 11 heures.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Bouayyadi greffière d'audience:
- le rapport de M. Lamy, juge des référés ;
- les observations de Me Pupponi, substituant Me Guillot, représentant les consorts D, Mme C F, veuve D et la SAS Saone Azergues, qui, tout en concluant aux mêmes fins, indique au tribunal ;
. qu'il abandonne le moyen tiré de l'absence de réalité du projet ;
. qu'il soulève un moyen nouveau tiré de ce que l'établissement public territorial Boucle Nord de Seine n'a à tort pas délibéré à nouveau sur le traité de concession et sur la délégation à la SEMAG92 du droit de préemption ;
- les observations de Me Chaussade, représentant la SEMAG92 et la commune de Gennevilliers, qui conclut au rejet de la requête.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les consorts D, Mme C F, veuve D et la SAS Saone Azergues M. B D et la société par actions simplifiées Saone Azergues demandent au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision n° 2024/002 du 1er octobre 2024 par laquelle la société d'économie mixte d'aménagement de Gennevilliers 92 (SEMAG 92) a exercé son droit de préemption sur le bien cadastré section M n°84 situé 98 avenue du Vieux Chemin de Saint-Denis à Gennevilliers (92230).
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens de la requête n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision n° 2024/002 du 1er octobre 2024 attaquée. Il suit de là que, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, les conclusions tendant à la suspension de cette décision doivent être rejetées.
Sur les frais irrépétibles :
4. Les requérants étant la partie perdante dans la présente instance, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions qu'ils présentent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
5. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, et alors qu'au surplus la SEMAG ne justifie pas des dépenses engagées, il y a lieu de rejeter également les conclusions présentées par elles au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête des consorts D, Mme C F, veuve D et la SAS Saone Azergues est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la SEMAG92 au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B D, M. E D, Mme A D, M. H D, Mme I D, M. G D, Mme C F, veuve D ; La société par actions simplifiées Saone Azergues, ainsi qu'à la société d'économie mixte d'aménagement de Gennevilliers.
Fait à Cergy, le 9 décembre 2024
Le juge des référés,
Signé
E. Lamy
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026