mardi 17 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2417285 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FAYOL ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrés les 2 et 13 décembre 2024, la SNC Dôme Foch, représentée par Me Mathieu, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'arrêté du 12 novembre 2024 par lequel la maire de la commune de Fontenay-aux-Roses a retiré le permis de construire qui lui avait été délivré tacitement le 20 août 2024 portant sur la construction de 40 logements collectifs sur le terrain situé 16-18-20 avenue du Maréchal Foch ;
2°) d'enjoindre au maire de Fontenay-aux-Roses de lui délivrer un certificat de permis de construire attestant de l'obtention d'un permis tacite ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Fontenay-aux-Roses la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient :
- qu'elle a intérêt à agir contre l'arrêté litigieux ;
- que la condition d'urgence est remplie, dès lors que le retrait de l'autorisation tacite et de nature à entraîner la caducité de la promesse de vente sans qu'elle ne soit assuré de pouvoir acquérir le bien au-delà de cette date, portant ainsi une atteinte grave et immédiate à ses intérêts, et alors qu'elle a engagé des frais importants
- que les moyens suivants sont propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
- il est entaché d'un défaut de mise en œuvre de la procédure du contradictoire en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-1 et L. 211-2 du code relations entre le public et l'administration, notamment en ce que le délai imparti à la société CFD Immobilier pour présenter ses observations n'a pas été respecté, privant ainsi la requérante de de la possibilité la possibilité de présenter ses observations orales ;
- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme dès lors que le retrait ne lui a pas été notifié dans le délai légal de 3 mois ;
- que le courrier en date du 14 novembre 2024 faisait obstacle au retrait du permis né tacitement le 20 août 2024.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 décembre 2024, la commune de Fontenay-aux-Roses, représentée par Me Blanc conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à la mise à la charge des requérants d'une somme de 3000 euros au titre des frais liés à l'instance en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune soutient que la SNC DOME FOCH ne justifie pas d'une situation d'urgence et de moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision ;
Vu :
- la requête n° 2417154 enregistrée le 26 novembre 2024 par laquelle la Snc Dome Foch demande l'annulation de l'arrêté attaqué ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, a désigné M. Lamy, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience le 13 novembre 2024 à
11 heures 00.
Ont été entendus lors de l'audience publique qui s'est tenue en présence de M.Grospierre, greffier d'audience :
- le rapport de M. Lamy, juge des référés ;
- les observations de Me Mathieu, représentant la SNC Dôme Foch qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- les observations de Me Breysse, substituant Me Blanc, représentant la commune de Fontenay-aux-Roses, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, la SNC Dôme Foch demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative d'ordonner la suspension de l'arrêté du 12 novembre 2024 par lequel la maire de la commune de Fontenay-aux-Roses a retiré le permis de construire qui lui avait été délivré tacitement le 20 août 2024 portant sur la construction de 40 logements collectifs sur le terrain situé 16-18-20 avenue du Maréchal Foch.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne l'urgence :
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
4. Il résulte de l'instruction, notamment de l'article 6 de la promesse unilatérale de vente consentie par M. A et Mme B à la Financière du Dôme que, si la société bénéficiaire ne saurait exiger la réalisation de la vente envisagée dès lors qu'elle n'aurait pas levé régulièrement l'option dans les formes et les délais prescrits, la promesse étant alors nulle et non avenue, cette clause n'a ni pour objet ni pour effet d'interdire la réalisation de ladite vente. Au demeurant, la société produit au dossier deux courriers de vendeurs, respectivement en date des 26 et 28 novembre 2024, manifestant leur volonté d'attendre jusqu'au mois de janvier 2025 avant de renoncer à proposer leur bien à la vente à la société requérante. Dans ces conditions, alors que la commune de Fontenay-aux-Roses n'invoque aucune autre impossibilité de réaliser la vente tenant à une opposition de vendre d'un quelconque autre propriétaire, la SNC Dôme Foch doit être regardée comme justifiant d'une urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
En ce qui concerne la condition relative à l'existence d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
5. Aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. Passé ce délai, la décision de non-opposition et le permis ne peuvent être retirés que sur demande expresse de leur bénéficiaire ". Aux termes de son article L. 424-8 : " Le permis tacite et la décision de non-opposition à une déclaration préalable sont exécutoires à compter de la date à laquelle ils sont acquis ". Aux termes de l'article R. 424-10 du code de l'urbanisme : " La décision accordant ou refusant le permis ou s'opposant au projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est notifiée au demandeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception postal, ou, dans les cas prévus à l'article R. 423-48, par transmission électronique () ". Le demandeur est réputé avoir reçu notification de la décision à la date de la première présentation du courrier par lequel elle lui est adressée.
6. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. L'administration n'est pas tenue de satisfaire les demandes d'audition abusives, notamment par leur nombre ou leur caractère répétitif ou systématique. ".
7. En premier lieu, s'agissant du moyen tiré du défaut de respect de la procédure contradictoire préalable et de la faculté laissée à la société requérante de présenter des observations orales ou écrite, il n'est pas contesté que, par un courrier en date du 4 novembre 2024, notifié le 6 novembre 2024, le maire de Fontenay-aux-Roses a informé la société CFD Immobilier, laquelle n'était au demeurant pas titulaire du permis tacite en litige, de son intention de retiré ce dernier et que la société disposait d'un délai de 10 jours pour présenter des observations écrite et orales. Ainsi, en retirant ledit permis tacite par un arrêté du 12 novembre 2024 en méconnaissance du délai imparti à la société dont il s'agit pour présenter ses observations, et alors qu'au surplus la société requérante a sollicité un entretien en vue de présenter ses observations orales le 14 novembre 2024, le maire de la commune de Fontenay-aux-Roses a, quand bien même cette société serait parvenu par mail à lui soumettre un projet d'observations et que l'arrêté n'aurait été notifié que le 15 novembre, méconnu l'obligation à laquelle elle était tenu de faire précéder sa décision de retrait du permis tacite d'une procédure préalable obligatoire. En l'état de l'instruction, le moyen pris dans toutes ses branches et tiré de ce que la décision de retrait serait entachée d'un vice de procédure, lequel a nécessairement privé la société requérante d'une garantie, est de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité.
8. En deuxième lieu, il est constant que, et alors que le délai de retrait de trois mois expirait le 20 novembre 2024, il est constant que le maire de la commune de Fontenay-aux-Roses a notifié à une autre société que la société bénéficiaire du permis de construire tacite sa décision de retrait en date du 12 novembre 2024. Il suit de là, quand bien même ses sociétés entretiendraient des liens de proximité en relevant de la même société holding et seraient domiciliées à la même adresse, que le moyen tiré de ce que le retrait litigieux serait intervenu en méconnaissance des dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme est également de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué.
9. En dernier lieu, et en revanche, si la SNC Dôme Foch fait valoir que la demande de permis modificatif en date du 14 novembre 2024 aurait permis de purger le grief retenu par le maire de Fontenay-aux-Roses pour justifier du retrait du permis tacite dont bénéficiait la société tenant à ce que le projet de la société méconnaissait l'article 3.4 du règlement de la zone UD en matière de retrait par rapport aux limite séparatives qui dispose qu'en cas de retrait, la distance comptée horizontalement de tout point de la façade aux milites séparatives doit être égale à 3 mètres en l'absence de baies principales n'est pas respecté en ce qui concerne la limite séparative sud-est, il ne résulte pas de l'instruction que les insuffisances du projet auraient, comme le soutient la société requérante, seulement nécessité des modifications minimes qui auraient pu faire l'objet de simples prescriptions de l'arrêté de permis de construire. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le maire de Fontenay-aux-Roses ne pouvait, eu égard aux modifications minimes du permis tacite rendues nécessaires pour l'adaptation du projet initial aux prescriptions de l'article 3.4 du règlement de la zone UD en matière de retrait par rapport aux limite séparatives, légalement retirer le permis tacite dont bénéficiait la société requérante n'est, en l'état de l'instruction, pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
10. Compte tenu de l'ensemble de ce qui vient d'être dit, et aux seuls moyens de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté litigieux du 12 novembre 2024 mentionnés aux points 7 et 8, il y a lieu de suspendre son exécution jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête n° 2417154 enregistrée le 26 novembre 2024.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
11. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
12. Aux termes de L. 424-3 du Code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L 421-6 ". Aux termes de l'article R. 424-13 de ce code : " En cas de permis tacite ou de non-opposition à un projet ayant fait l'objet d'une déclaration, l'autorité compétente en délivre certificat sur simple demande du demandeur, du déclarant ou de ses ayants droit. Ce certificat mentionne la date d'affichage en mairie ou la date de publication par voie électronique de l'avis de dépôt prévu à l'article R. 423-6. En cas de permis tacite, ce certificat indique la date à laquelle le dossier a été transmis au préfet ou à son délégué dans les conditions définies aux articles L. 2131-1 et L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales ".
13. Les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme visent à imposer à l'autorité compétente de faire connaitre tous les motifs susceptibles de fonder le rejet de la demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable. Combinées avec les dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, elles mettent le juge administratif en mesure de se prononcer sur tous les motifs susceptibles de fonder une telle décision. Il ressort des travaux parlementaires de la loi du 6 août 2015 que ces dispositions ont pour objet de permettre d'accélérer la mise en œuvre de projets conformes aux règles d'urbanisme applicables en faisant obstacle à ce qu'en cas d'annulation par le juge du refus opposé à une demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable, et compte tenu de ce que les dispositions de l'article L. 600-2 conduisent à appliquer le droit en vigueur à la date de la décision annulée, l'autorité compétente prenne une nouvelle décision de refus ou d'opposition.
14. Il résulte de ce qui précède que, lorsque le juge suspend l'exécution d'un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
15. Eu égard aux deux motifs d'illégalité qui ont pour conséquence de faire revivre le permis tacite dont disposait la société requérante en date du 12 novembre 2024, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 12 novembre 202 implique seulement la délivrance sans délai d'un certificat attestant de l'obtention d'un permis tacite à la date du 20 novembre 2024 en application des dispositions de l'article R. 424-1 " du code de l'urbanisme.
Sur les frais liés au litige :
16. Il résulte des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, que le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée, et peut, même d'office, ou pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.
17. En l'espèce, Il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Fontenay-aux-Roses une somme de 3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
18. En revanche, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par la commune au même titre, celle dernière étant la partie perdante dans la présente instance.
O R D O N N E:
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 12 novembre 2024 par lequel la maire de la commune de Fontenay-aux-Roses a retiré le permis tacite de construire en date du 20 août 2024 portant sur la construction de 40 logements collectifs sur le terrain situé 16-18-20 avenue du Maréchal Foch sur la commune de Fontenay-aux-Roses dont bénéficiait la SNC Dôme Foch est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint de délivrer à la SNC Dôme Foch un certificat attestant de l'obtention d'un permis tacite à la date du 20 novembre 2024 immédiatement à compter de la notification de la présente ordonnance
Article 3 : La commune de Fontenay-aux-Roses versera à la SNC Dôme Foch une somme de 3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions présentées par la Fontenay-aux-Roses au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la SNC Dôme Foch et à la commune de Fontenay-aux-Roses.
Fait à Cergy, le 17 décembre 2024.
Le juge des référés,
Signé
E. Lamy
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2417285
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026