lundi 23 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2418117 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MACAREZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2024, M. B A, représenté par
Me Macarez, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner au préfet des Hauts-de-Seine de procéder sa demande de procéder sans délai à l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui délivrer sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte, un récépissé de sa demande avec autorisation de travailler pendant l'instruction de celle-ci ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'urgence doit être présumée s'agissant d'un renouvellement de titre de séjour, qu'il risque d'être licencié, que son titre de séjour va expirer à bref délai ;
- la mesure sollicitée est utile, dès lors qu'il est dans l'impossibilité de faire enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour portant changement de statut en raison d'un blocage de la plateforme ANEF du site de la sous-préfecture d'Antony et que ces démarches pour obtenir un rendez-vous sont demeurées vaines jusqu'à présent.
Vu les autres pièces du dossier, notamment la pièce produite le 19 décembre 2024 par le préfet des Hauts-de-Seine informant que le requérant a un rendez-vous fixé le 6 janvier 2025 en vue du renouvellement de son titre de séjour.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Considérant qu'aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Le 19 décembre 2025, le préfet des Hauts-de-Seine a informé le tribunal que sa demande de rendez-vous a bien été enregistrée par ses services en vue du renouvellement de titre de séjour " vie privée familiale " le lundi 6 janvier 2025 à 09 heures 45. Dans ces conditions, la requête de M. A peut être regardée comme ayant perdu son objet. Il suit de là qu'il y a lieu de constater un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête.
Sur les frais irrépétibles :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête de M. A.
Article 2 : L'Etat versera à M. A une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Copies-en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 23 décembre 2024.
Le juge des référés,
Signé
E. Lamy
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026