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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2500851

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2500851

jeudi 17 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2500851
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème Chambre
Avocat requérantFAVAIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B, ressortissante camerounaise, contre un arrêté préfectoral du 7 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que, postérieurement à cet arrêté, Mme B avait obtenu un récépissé de demande de titre de séjour valable, régularisant ainsi sa situation. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation, celles-ci étant devenues sans objet. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 20 janvier, 4 février, 27 mars et 28 mai 2025, Mme A B, représentée par Me Favain, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 janvier 2025, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de son renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'une incompétence de son auteur ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 mai 2025, le préfet des Hauts-de-Seine confirme la décision attaquée et produit les pièces utiles du dossier en sa possession.

Par courrier en date du 10 juin 2025, les parties ont été informées, par application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 7 janvier 2025, dès lors qu'un récépissé de demande de titre de séjour a été accordé à Mme B postérieurement à la décision attaquée le 3 février 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement, sur proposition de la rapporteure publique, a dispensé cette dernière de présenter des conclusions sur cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Jacquelin, rapporteur.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante camerounaise, née le 26 août 1993, a déclaré être entrée en France en décembre 2018 de manière irrégulière. Par un arrêté du 7 janvier 2025, le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de son renvoi, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Mme B a été munie d'un récépissé de demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile valable du 3 février au 8 août 2025. Dès lors que sa situation est régularisée, elle ne peut plus faire l'objet ni d'une obligation de quitter le territoire français ni d'une interdiction de retour sur le territoire. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de ces décisions datées du 7 janvier 2025 sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser à Mme B, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme B.

Article 2 : L'État versera à Mme B la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 24 juin 2025 à laquelle siégeaient :

Mme Le Griel, présidente ;

M. Jacquelin, premier conseiller ;

Mme Debourg, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juillet 2025.

Le rapporteur,

signé

G. Jacquelin

La présidente,

signé

H. Le Griel

La greffière,

signé

E. Pradel

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, la greffière.

N°2500851

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