mardi 18 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2501494 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | LEOUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 janvier 2025, M. C B, représenté par Me Leoue, demande au tribunal d'annuler l'arrêté notifié le 28 janvier 2025 par lequel il lui a été fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a été fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et il lui est interdit de retourner sur le territoire français.
Le préfet des Hauts-de-Seine a produit les pièces du dossier du requérant, qui ont été enregistrées le 10 février 2025.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. Ouillon, vice-président, en qualité de juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ouillon, magistrat désigné, qui informe également les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir est susceptible d'être fondé sur les moyens relevés d'office tirés, d'une part, de l'irrecevabilité pour tardiveté des conclusions dirigées contre l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français du 26 juillet 2024 et, d'autre part, de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la mise en demeure du 24 décembre 2024 faite au requérant de quitter le territoire français qui ne constitue pas une décision faisant grief, susceptible de recours ;
- les observations de Me Leoue, avocate désignée d'office, représentant M. B qui fait valoir que l'intéressé est arrivé en France au cours de l'année 2022 où il n'a pas de famille, qu'il est actuellement incarcéré en préventive et qu'il est convoqué à une audience du tribunal correctionnel de Nanterre en mars 2025, qu'il n'a pas contesté l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français du 26 juillet 2024 ;
- et les observations de M. B, assisté de Mme A, interprète en langue arabe.
Le préfet des Hauts-de-Seine n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 1er novembre 2001, actuellement incarcéré au sein du centre pénitentiaire de Nanterre-Hauts-de-Seine, demande l'annulation de l'arrêté par lequel il lui est fait obligation de quitter sans délai le territoire français.
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ". Aux termes de l'article L. 614-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 911-1 ". L'article L. 614-3 du code précité : " Par dérogation à l'article L. 614-1, lorsque l'étranger est détenu, la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1 ". Aux termes de l'article L. 911-1 du code précité : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision. Sous réserve des troisième et avant-dernier alinéas du présent article, il statue dans un délai de six mois à compter de l'introduction du recours ".
3. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 26 juillet 2024, le préfet des Hauts-de-Seine a, sur le fondement du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fait obligation à M. B de quitter sans délai le territoire français, en lui interdisant d'y retourner pendant une durée d'un an. Il ressort des mentions portées sur cet arrêté que celui-ci a été notifié à M. B, le 26 juillet 2024 à 15h et il ne ressort pas des pièces du dossier que celui-ci était alors incarcéré. Cet arrêté comporte la mention des voies et délais de recours. En application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B disposait d'un délai d'un mois à compter de sa notification pour contester cet arrêté devant le tribunal administratif. Il ne ressort pas des pièces du dossier que postérieurement à cet arrêté du 26 juillet 2024 aurait été pris à l'encontre du requérant un nouvel arrêté l'obligeant à quitter le territoire français. M. B doit être ainsi regardé, par la présente requête, comme demandant l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 26 juillet 2024. Les conclusions présentées M. B à cette fin, enregistrées le 30 janvier 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux, sont tardives et par suite irrecevables.
4. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que par un courrier du 24 décembre 2024 intitulé " mise en demeure de quitter le territoire français ", le préfet des Hauts-de-Seine a rappelé à M. B qu'il faisait l'objet d'une mesure d'éloignement prise à son encontre le 26 juillet 2024, qu'il était toujours tenu d'exécuter cette mesure et que s'il se maintenait sur le territoire français il serait passible de poursuites judiciaires. Toutefois, ce courrier ne fait pas, par lui-même, grief et ne constitue pas, dès lors, une décision susceptible de recours. Par suite, à admettre que M. B ait également entendu présenter des conclusions dirigées contre ce courrier, celles-ci doivent également être rejetées comme irrecevables.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet des
Hauts-de-Seine
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 février 2025.
Le magistrat désigné,
Signé
S. OuillonLa greffière,
Signé
O. El Moctar
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision0
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026