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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2502007

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2502007

mardi 25 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2502007
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantLEBOUL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance de renvoi n°2502183/8 du 6 février 2025, la magistrate désignée du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en application de l'article R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requête enregistrée le 24 janvier 2025 au greffe du tribunal administratif de Paris.

Par cette requête, Mme B A, représentée par Me Léa Leboul, demande au tribunal :

1) d'annuler l'arrêté du 18 janvier 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligée à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

2) d'annuler l'arrêté du même jour par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a assignée à résidence pour une durée de 45 jours, renouvelable deux fois ;

3) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation administrative de Mme A dans un délai de 15 jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative ;

4) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Elle soutient que :

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination :

- ces décisions sont insuffisamment motivées et révèlent un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- elles méconnaissent le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, le droit de la défense et le droit à une bonne administration ;

- elles méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant du refus de lui accorder un délai de départ volontaire :

- cette décision est illégale, puisque fondée sur une obligation de quitter le territoire elle-même illégale ;

- cette décision est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen particulier ;

- cette décision méconnait l'article L. 613-2 et -3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce qu'elle justifie de garanties de représentation suffisantes, notamment d'une adresse stable ;

- cette décision méconnait l'article 8 de la CEDH et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans :

- Cette décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire sans délai ;

- cette décision est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- elle méconnait l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;

- elle méconnait l'article 8 de la CEDH et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de l'assignation à résidence pour 45 jours :

- cette décision est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen particulier ;

- cette décision méconnait les articles L. 731-1 et L. 732-3 du CESEDA pour absence de perspective raisonnable d'éloignement ;

- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa durée et à son périmètre et le préfet s'est à tort cru en situation de compétence liée ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 février 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête en raison du caractère infondé des moyens énoncés ;

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne du 7 décembre 2000 ;

- la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. Bories, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 922-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 18 février 2025, en l'absence du préfet des Hauts-de-Seine ou de son représentant :

- Le rapport de M. Bories, magistrat désigné.

- Les observations de Me Leboul, représentant Mme A, qui précise ses moyens, notamment celui relatif à l'erreur manifeste d'appréciation que le préfet aurait commise en l'assignant à résidence dans les Hauts-de-Seine alors qu'elle justifie d'une résidence sur Paris, méconnaissant ainsi l'article L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, ressortissante algérienne née le 28 juillet 1981, entrée régulièrement sur le territoire français le 2 décembre 2023, munie d'un visa de court séjour à destination de l'Espagne, a été interpellée le 18 janvier 2025 pour des faits de " détention de stupéfiants, remise ou sortie irrégulière de correspondant, somme d'argent ou objet à détenu " ; elle a fait l'objet le même jour d'un premier arrêté l'obligeant à quitter le territoire sans délai, lui interdisant le retour sur le territoire français pendant deux ans, puis d'un second arrêté l'assignant à résidence pour une durée de 45 jours renouvelable deux fois ; par une requête unique, la requérante vous demande d'annuler l'ensemble de ces décisions ;

Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 18 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire sans délai, lui interdisant le retour pour deux ans et fixant le pays de destination :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :

2. En premier lieu, et contrairement à ce qui est soutenu, cette décision est suffisamment motivée tant en droit qu'en fait et rien ne permet de caractériser un défaut d'examen de la situation personnelle de la requérante ; par suite, le moyen, pris en ses deux branches, est infondé ;

3. En deuxième lieu, si la requérante soutient que la décision a méconnu son droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, et de présenter ainsi les observations adéquates pour assurer sa défense, il ressort au contraire des pièces du dossier qu'elle a été entendue par les services de police à la suite de son interpellation et qu'elle a pu faire valoir les éléments de sa situation administrative à cette occasion ; en outre, elle n'a pas sollicité la possibilité de faire valoir des observations supplémentaires devant les services de la préfecture des Hauts-de-Seine ; ainsi, la requérante a été en mesure de présenter ses observations et d'assurer sa défense et le moyen doit être écarté ;

4. En troisième lieu, la requérante soutient que la mesure d'éloignement litigieuse méconnait son droit de mener une vie privée et familiale normale, protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et qu'elle est entachée d'une erreur manifeste sur l'appréciation des conséquences d'une telle mesure sur sa situation personnelle ; toutefois, l'intéressée et son fils sont entrés récemment sur le territoire français, en décembre 2023, et s'y sont maintenus au-delà de la durée de validité de leur visa sans solliciter de régularisation ; alors même qu'elle indique être embauchée comme agent de service d'une société de nettoyage et précise que son fils travaille ponctuellement en qualité de chauffeur livreur, ces éléments, à les supposer pleinement établis, ne lui confèrent pas de droit au séjour en France et ne font pas obstacle à l'édiction d'une mesure d'éloignement prise sur le fondement du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; par suite, au vu de l'entrée récente de l'intéressée en France, le préfet des Hauts-de-Seine n'a ni porté une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie familiale ni entaché sa décision d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne le refus de lui accorder un délai de départ :

5. En premier lieu, la décision lui refusant le bénéfice d'un délai de départ est suffisamment motivée, tant en droit qu'en fait, et ne caractérise pas un défaut d'examen de sa situation particulière, en dépit de ses efforts d'intégration professionnelle en France ; ainsi, le moyen, pris en ses deux branches, doit être écarté ;

6. En deuxième lieu, la requérante soutient que la décision méconnaitrait les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle présenterait toutes les garanties de représentation, grâce à la production de son passeport et à la preuve d'un domicile stable et dès lors qu'elle ne constituerait pas une menace pour l'ordre public ;

7. Toutefois, les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers prévoient que, " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L. 612-3 du même code précise que " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstances particulières, dans les cas suivants : () 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; " ; ces dispositions définissent objectivement le risque qu'un étranger se soustraie à une obligation de quitter le territoire, lequel est par principe caractérisé lorsque cet étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà de la durée de son visa d'entrée, sans chercher à bénéficier d'une régularisation, ou lorsqu'au surplus il déclare explicitement ne pas vouloir se soumettre à la mesure d'éloignement et revenir dans son pays d'origine ; à cet égard, la circonstance que Mme A disposerait de garanties de représentations n'empêche pas qu'elle puisse être regardée comme présentant un risque de fuite, l'absence de garanties de représentations n'étant que l'une des 8 situations caractérisant légalement le risque de fuite ; par ailleurs, le préfet ne s'est pas fondé sur la circonstance que la requérante constituerait une menace pour l'ordre public pour lui refuser ce délai de départ ; par suite le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 précitées doit être écarté ;

8. En dernier lieu, si la requérante et son conseil ont insisté à l'audience sur le fait que le refus d'accorder un délai de départ volontaire à Mme A porterait une atteinte excessive à son droit à une vie privée et familiale en l'empêchant de prévenir son fils détenu ou d'attendre son élargissement, il ne ressort cependant pas de la situation de la requérante et de son fils, exposée au point 4, qu'elle serait constitutive de circonstances particulières justifiant qu'un délai de départ lui soit nécessairement accordé ; par suite ce refus de délai ne méconnait pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne et n'est pas davantage entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

9. En premier lieu, cette décision est suffisamment motivée en droit comme en fait, le préfet des Hauts-de-Seine visant l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et Mme A n'ayant pas fait état au cours de la procédure de menaces particulières en cas de retour dans son pays d'origine ; pour les mêmes raisons, rien ne permet d'établir que la décision serait entachée d'un défaut d'examen de la situation personnelle de Mme A ;

10. En deuxième lieu, cette décision ne méconnait pas le droit de l'intéressée d'être entendue préalablement à toute mesure défavorable la concernant, pour les raisons mentionnées au point 3 du présent jugement ;

11. En dernier lieu, la décision fixant le pays de renvoi n'est ni entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ni d'une violation de son droit de mener une vie privée et familiale normale par adoption des motifs énoncés au point 4 du présent jugement ;

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

12. L'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoient que : " lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. " ; par ailleurs les dispositions de l'article L. 612-10 du même code précisent que " pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".

13. En premier lieu, la requérant soutient que la décision lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, ne serait pas suffisamment motivée, faute de comporter l'ensemble des motifs énoncés à l'article L. 612-10 précité et alors qu'elle ne constitue pas une menace à l'ordre public ; toutefois, le préfet des Hauts-de-Seine n'était pas tenu de viser les quatre motifs de l'article L. 612-10, lesquels ne sont pas cumulatifs et n'a donc pas insuffisamment motivé sa décision ; pour les mêmes raisons, la décision n'est pas entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

14. En deuxième lieu, la requérante soutient que le préfet des Hauts-de-Seine aurait méconnu les dispositions précitées de l'article L. 612-6 en lui interdisant le retour en France, alors qu'elle n'a jamais été condamnée pénalement et qu'elle justifie de circonstances humanitaires particulières, notamment de sa bonne insertion en France ; sur le premier point, il ressort des termes de l'arrêté qu'en dépit des circonstances de l'interpellation de l'intéressée, le préfet n'a jamais entendu se placer sur le terrain de la menace à l'ordre public pour justifier la mesure d'interdiction de retour qu'il a opposée à Mme A ; sur le second point, la requérante ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière qui pourrait empêcher l'édiction d'une interdiction de retour, alors qu'elle fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire sans délai, qu'elle n'est entrée en France qu'en décembre 2023, qu'elle n'a jamais cherché à régulariser sa situation administrative et qu'elle travaille sur le territoire sans y être autorisée ; il suit de là que le moyen doit être écarté ;

15. En dernier lieu, si l'intéressée soutient que l'interdiction de retour de 2 ans méconnait son droit de mener une vie privée et familiale normale, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, ces deux moyens sont infondés, par adoption des motifs énoncés au point 4 du présent jugement ;

16. Il résulte ainsi de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions dirigées contre l'arrêté litigieux du 18 janvier 2025, en tant qu'il oblige Mme A à quitter le territoire, qu'il lui refuse le bénéfice d'un délai de départ volontaire, qu'il fixe le pays de destination, et qu'il lui interdit le retour en France pour une durée de deux ans ;

Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du même jour l'assignant à résidence pour 45 jours :

17. Mme B A soutient que la décision de l'assigner à résidence dans le département des Hauts-de-Seine méconnait les dispositions de l'article L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prévoient que " L'autorité administrative peut, aux fins de préparation du départ de l'étranger, lui désigner, en tenant compte des impératifs de la vie privée et familiale, une plage horaire pendant laquelle il demeure dans les locaux où il réside, dans la limite de trois heures consécutives par période de vingt-quatre heures " ; elle soutient en effet résider sur Paris et indique que pour ce motif le préfet aurait méconnu cet article et aurait entaché son appréciation d'une erreur manifeste ;

18. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée a déclaré depuis le début de la procédure une adresse dans le 12ème arrondissement de Paris, pour laquelle elle produit devant le tribunal, un contrat de bail daté du 2 octobre 2024, ainsi qu'une première quittance de loyer ; elle ne bénéficie par ailleurs d'aucune adresse, d'aucun point de chute dans les Hauts-de-Seine ; ainsi, le préfet des Hauts-de-Seine a méconnu les dispositions précitées de l'article L. 733-2 et a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences pratiques de cette assignation sur la situation personnelle de Mme A.

19. Il suit de là que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, la décision d'assignation à résidence doit être annulée.

Sur les conclusions accessoires :

20. Le présent jugement qui rejette les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire sans délai, contre la décision fixant le pays de destination, lui interdisant le retour en France pour une durée de deux ans, et qui se borne à annuler la seule décision d'assignation à résidence, n'implique aucune mesure d'exécution particulière, dans la mesure où l'éloignement de l'intéressée demeure pleinement exécutoire ; par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être écartées ;

21. Enfin, alors même que le présent jugement annule la décision d'assignation à résidence, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante à titre principal, le versement d'une somme au profit de la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

D É C I D E :

Article 1er : Les conclusions présentées par Mme B A sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A et au préfet des Hauts-de-Seine.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 25 février 2025.

Le magistrat désigné,

signé

A. Bories La greffière,

signé

M. CLa République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

N°25020070

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