LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2502166

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2502166

mardi 13 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2502166
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème Chambre
Avocat requérantCANTON-FOURRAT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant burkinabé, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait les stipulations de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été validé dans son ensemble.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 février 2025, M. C... B..., représenté par Me Canton-Fourrat, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 14 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l’a interdit de retour sur le territoire français pendant un an ;

2°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour.

Il soutient que :

- l’arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- il méconnaît les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- il méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations des articles 7 et 8 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- il est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation.

La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine qui n’a produit aucune observation en défense.

Par une ordonnance du 25 juin 2025, l’instruction a été close avec effet immédiat.

Par une décision du bureau d’aide juridictionnelle du 13 janvier 2025, M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme David-Brochen a été entendu au cours de l’audience publique.

Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.


Considérant ce qui suit :

M. C... B..., ressortissant burkinabé né le 4 octobre 1958, a sollicité son admission au séjour le 27 octobre 2022 en qualité de parent d’une enfant française. Par un arrêté du 14 juin 2024, le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l’a interdit de retour sur territoire français pour une durée d’un an. Par la présente requête, il demande au tribunal d’annuler cet arrêté.

En premier lieu, aux termes de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’étranger qui est père ou mère d’un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de l’enfant dans les conditions prévues par l’article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d’une durée d’un an, sans que soit opposable la condition prévue à l’article L. 412-1. ». Aux termes de l’article 371-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant. (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que M. B... est père d’une enfant de nationalité française, née le 15 décembre 2010 de son union avec Mme A..., dont il est désormais séparé. S’il soutient qu’en dépit de leur séparation, il contribue à l’éducation de sa fille, il se borne à produire une attestation peu circonstanciée émanant de sa mère, indiquant qu’il participe à ses besoins, un certificat médical attestant qu’il a emmené Néné en consultation les 6 avril 2022, 26 septembre 2023 et 31 juin 2024, ainsi que des bulletins et autres correspondances scolaires lui étant adressés. Ces seules pièces ne sauraient suffire à établir la contribution de M. B... à l’éducation de sa fille au cours des deux ans précédant l’arrêté attaqué, alors qu’il n’établit pas, contrairement à ce qu’il allègue, qu’il exercerait auprès d’elle un droit de visite et d’hébergement. Par ailleurs, s’il soutient qu’il contribue à l’entretien de sa fille en versant à sa mère une contribution mensuelle d’au moins 50 euros, il n’apporte aucune pièce susceptible de l’établir. Par suite, M. B... n’est pas fondé à se prévaloir d’une erreur d’appréciation dans l’application de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’étranger qui n’entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d’autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d’une durée d’un an, sans que soit opposable la condition prévue à l’article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d’existence de l’étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d’origine (…). ». Aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. (…) ».

En troisième lieu, si M. B... est père d’une enfant française, il résulte de ce qui a été dit au point 3 qu’il n’établit pas contribuer à son entretien et son éducation. S’il se prévaut également de ses liens avec l’autre fille française de Mme A..., il se borne à produire une attestation peu circonstanciée par laquelle elle indique, en des termes très généraux, qu’il contribue à ses « besoins financiers et matériels et à ses responsabilités légales » à son égard. En outre, alors qu’il est constant que l’intéressé est célibataire, il n’établit ni même n’allègue avoir développé en France d’autres attaches familiales ou privées depuis sa séparation avec la mère de sa fille. Dans ces conditions, M. B... n’est pas fondé à soutenir que l’arrêté attaqué porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, le requérant n’est pas fondé à se prévaloir d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation.

En quatrième lieu, si le requérant soutient que l’arrêté attaqué méconnaît l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, il n’établit ni même n’allègue qu’il risquerait de subir des traitements qui y seraient contraires en cas de retour dans son pays d’origine.

En dernier lieu, si M. B... soutient que l’arrêté attaqué méconnaît la convention internationale relative aux droits de l’enfant dès lors qu’il prive son enfant français de son père, il résulte de ce qui a été dit au point 3 que l’intéressé ne démontre pas suffisamment contribuer à l’entretien et à l’éducation de sa fille, alors qu’il est désormais séparé de sa mère. Ce moyen doit donc être écarté.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B... tendant à l’annulation de l’arrêté du 14 juin 2024 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’injonction.



D E C I D E :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... B... et au préfet des Hauts-de-Seine.


Délibéré après l’audience du 19 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Mathieu, présidente,
Mme Mettetal-Maxant, première conseillère,
Mme David-Brochen, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 janvier 2026.





























La rapporteure,
signé
L. David-Brochen

La présidente,
signé
J. Mathieu

La greffière,


signé



A. Pradeau

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions