LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2502349

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2502349

mardi 10 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2502349
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS IOSCA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler plusieurs décisions de retrait de points sur le permis de conduire. Le juge constate l'absence d'objet du recours, car les points retirés pour les infractions litigieuses ont été restitués et le requérant a bénéficié d'une reconstitution totale de son solde de points en application de l'article L. 223-6 du code de la route. En conséquence, la requête est jugée manifestement irrecevable au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 3 février 2025, M. B... A..., représenté par Me Iosca, demande au tribunal :

1°) d’annuler les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 3 octobre 2023, 27 février 2021, 9 septembre 2020, 1er octobre 2020, 11 septembre 2019 et 12 janvier 2019 ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui restituer les points retirés à la suite des infractions précitées dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir.

Il soutient que :

- les décisions portant retrait de points méconnaissent l’obligation d’information prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité des infractions n’est pas établie.


Par un mémoire en défense, enregistré le 18 février 2025, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. A....

Il fait valoir que d’une part, les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 3 octobre 2023, 27 février 2021 et 9 septembre 2020 ont été retirées et que leurs mentions ont été supprimées du relevé d’information intégral du requérant, d’autre part il a été procédé le 24 mai 2024, soit antérieurement à l’introduction sa requête, à une reconstitution totale du nombre de points du permis de conduire de M. A... en application des dispositions de l’article L. 223-6 du code de la route.


Vu les autres pièces du dossier.



Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. A la suite d’infractions au code de la route commises les 3 octobre 2023, 27 février 2021, 9 septembre 2020, 1er octobre 2020, 11 septembre 2019 et 12 janvier 2019, le ministre de l’intérieur a respectivement retiré 3 points, 3 points, 3 points, 1 point, 3 points et 1 point au capital affecté au permis de conduire de M. A.... Par sa requête, M. A... demande l’annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions constatées précitées.

2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

3. Aux termes de l’article L. 223-6 du code de la route : « Si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans le délai de deux ans à compter de la date du paiement de la dernière amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de la dernière amende forfaitaire majorée, de l'exécution de la dernière composition pénale ou de la dernière condamnation définitive, une nouvelle infraction ayant donné lieu au retrait de points, son permis est affecté du nombre maximal de points. / Le délai de deux ans mentionné au premier alinéa est porté à trois ans si l'une des infractions ayant entraîné un retrait de points est un délit ou une contravention de la quatrième ou de la cinquième classe. / (…) ».

4. Il résulte des mentions du relevé d’information intégral afférent au permis de conduire de M. A..., édité le 17 février 2025, enregistrées dans le système national automatisé des permis de conduire prévu par l’article L. 225-1 du code de la route, que, d’une part, les infractions commises les 12 janvier 2019 et 1er octobre 2020 ont donné lieu à une restitution d’un point respectivement les 12 août 2019 et 24 novembre 2021, d’autre part, le 24 mai 2024, l’intéressé a bénéficié d’une reconstitution totale du solde de points affectés à son titre de conduire. Il suit de là que les conclusions à fin d’annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 3 octobre 2023, 27 février 2021, 9 septembre 2020, 1er octobre 2020, 11 septembre 2019 et 12 janvier 2019 sont sans objet. Il en va de même des conclusions à fin d’injonction qui s’y rattachent. Par suite, ces conclusions ne peuvent donc qu’être rejetées comme étant manifestement irrecevables en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.






O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.



Fait à Cergy, le 10 mars 2026.


La présidente de la 10ème chambre,


signé


E. Rolin

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions