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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2502691

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2502691

mardi 13 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2502691
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantLEJEUNE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le requérant a obtenu une carte de séjour temporaire valable jusqu’au 30 juillet 2026, ce qui l’a conduit à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement, considéré comme pur et simple, et a rejeté la demande de frais de justice présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.

Texte intégral

(2ème chambre)Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 février 2025, M. B... A..., représenté par Me Lejeune, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui renouveler son titre de séjour dans un délai d’un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation sous mêmes conditions de délai et d’astreinte et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 25 novembre 2025, M. A... conclut au non-lieu à statuer, tout en maintenant ses conclusions formulées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier enregistré le 7 décembre 2025, le préfet des Hauts-de-Seine a produit un document attestant de la remise au requérant d’un titre de séjour valable du 31 juillet 2025 au 30 juillet 2026.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Viain, premier conseiller, a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire enregistré le 25 novembre 2025, M. A..., qui fait valoir qu’une carte de séjour temporaire valable jusqu’au 30 juillet 2026 lui a été délivrée, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. De telles conclusions présentées par l’auteur de la requête doivent être regardées comme équivalent à un désistement. Ce désistement partiel est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

2. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre la somme demandée par le requérant à la charge de l’État sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par M. A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête, présenté sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l’audience du 16 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Huon, président ;
M. Viain, premier conseiller ;
Mme Froc, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 janvier 2026.

Le rapporteur,

signé

T. VIAIN
Le président,

signé

C. HUONLa greffière,

signé

TAINSA
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.


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