Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance de renvoi n°2503730 du 25 février 2025, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête enregistrée le 7 février 2025 au greffe du tribunal administratif de Paris.
Par cette requête, M. A... B..., représenté par Me Paëz, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision du 21 janvier 2025 par laquelle le préfet de police l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
3°) d’enjoindre au préfet de police, en application des dispositions de l’article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article 37 alinéa 2 de la loi sur l’aide juridictionnelle.
Il soutient que l’obligation de quitter le territoire français :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- il est entaché d’une absence de motivation ;
- il méconnait l’article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d’une erreur de droit en l’absence de notification de la décision de la Cour nationale du droit d’asile ;
- il est entaché d’un défaut d’examen individuel de sa situation ;
- il méconnait son droit à un recours effectif et son droit à être entendu ;
- il est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation professionnelle ;
- il méconnait l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnait les stipulations de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et le préfet s’est cru à tort en situation de compétence liée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mai 2025, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de M. d’Argenson, président, a été entendu au cours de l’audience publique.
Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
M. B..., ressortissant bangladais né le 5 juin 2002, déclare être entré sur le territoire français le 13 septembre 2023. L’intéressé a présenté une demande d’asile qui a été rejetée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 2 mai 2024, décision confirmée par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) le 15 octobre 2024. Par un arrêté du 21 janvier 2025, dont il demande l’annulation, le préfet de police de Paris l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office.
Par un arrêté n°2025-00062 du 13 janvier 2025 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet de police de Paris a donné délégation à Mme D... C..., attachée d’administration de l’Etat, signataire de l’arrêté attaqué, pour signer toutes décisions portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de la signataire de l’arrêté doit être écarté.
L’arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, en conséquence, suffisamment motivé.
Si le requérant soutient que l’arrêté attaqué ne mentionne ni les nom et coordonnées de l’interprète ni la langue utilisée, cette irrégularité, à supposer qu’elle soit établie, est relative aux conditions de notification de la décision attaquée et est sans influence sur sa légalité. L’intéressé a en tout état de cause nécessairement compris les termes de la cette décision puisqu’il a été en mesure de la contester par la présente requête. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 141-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doit donc être écarté.
Il ne ressort ni de la motivation de la décision attaquée ni d’aucune autre pièce du dossier, que le préfet de police de Paris n’aurait pas, avant de prendre la décision attaquée, procédé à un examen de la situation personnelle de M. B... au regard des éléments qui avaient été portés à sa connaissance. Par suite, ce moyen doit être écarté.
M. B... a été entendu par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, puis par la Cour nationale du droit d’asile dans le cadre de l’examen de sa demande d’asile. En raison même de l’accomplissement de cette démarche, qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, l’intéressait ne pouvait ignorer qu’en cas de rejet de sa demande, il pouvait faire l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire français. En tout état de cause, l’intéressé n’établit ni même n’allègue qu’il aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux ou qu’il aurait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit prise la mesure d’éloignement litigieuse. Alors qu’il ressort des pièces du dossier, notamment des procès-verbaux d’audition dressés le 21 janvier 2024, qu’il a été entendu par les services de police préalablement à l’édiction de la décision attaquée en présence d’un interprète en langue bengali, et a donc été en mesure de présenter ses observations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe général du droit d’être entendu issu du droit de l’Union européenne, doit être écarté, de même que celui tiré du droit à un recours effectif, à supposer qu’il ait été régulièrement soulevé.
Aux termes de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : (…) 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2 (…) ». Aux termes de l’article L. 542-1 du même code : « (…) Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ».
Il ressort de l’application « telemofpra » produit par le préfet de police de Paris, dont les mentions font foi jusqu’à preuve du contraire, que la décision de la Cour nationale du droit d’asile rejetant sa demande d’asile a été lue en audience publique le 15 octobre 2024. L’intéressé ne bénéficiait plus, à compter de cette date, du droit de se maintenir sur le territoire et le préfet de police de Paris pouvait légalement décider, le 21 janvier 2025, de prononcer à son encontre la décision contestée. Par suite, le préfet de police de Paris a pu, sans commettre d’erreur de droit, prendre à l’encontre de M. B... la décision contestée.
Il ressort des pièces du dossier que M. B... n’est présent sur le territoire français, selon ses déclarations, que depuis le 13 septembre 2023, qu’il est célibataire et sans enfant, sans travail, sans ressources et sans la moindre insertion sociale. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales doit être écarté, de même que celui tiré d’une erreur manifeste d’appréciation.
M. B... soutient qu’il serait exposé à des traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d’origine le Bangladesh ou à des menaces sur sa vie de la part des membres de la ligue Awami et des autorités bangladaises. Toutefois, son récit est très peu circonstancié et il n’apporte à l’appui de ses allégations aucune pièce permettant d’en apprécier le bien-fondé, alors que sa demande d’asile a été rejetée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d’asile. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le préfet aurait méconnu les dispositions de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales doit être écarté, de même que celui tiré de ce qu’il se serait cru en situation de compétence liée par les décisions de l’OFPRA et de la CNDA.
M. B... n’a pas sollicité le bénéfice de l’aide juridictionnelle. Il n’y a donc pas lieu de l’admettre à cette aide à titre provisoire.
Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 2 : La requête de M. B... est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B..., à Me Paëz et au préfet de police de Paris.
Délibéré après l’audience du 11 septembre 2025, à laquelle siégeaient :
M. d’Argenson, président,
Mme Sénécal, première conseillère ;
Mme Koundio, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2025.
Le président-rapporteur,
signé
P.-H. d’ArgensonL’assesseur le plus ancien dans l’ordre du tableau,
signé
Sénécal
Le greffier,
signé
V. Guillaume
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance de renvoi n°2503730 du 25 février 2025, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête enregistrée le 7 février 2025 au greffe du tribunal administratif de Paris.
Par cette requête, M. A... B..., représenté par Me Paëz, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision du 21 janvier 2025 par laquelle le préfet de police l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
3°) d’enjoindre au préfet de police, en application des dispositions de l’article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article 37 alinéa 2 de la loi sur l’aide juridictionnelle.
Il soutient que l’obligation de quitter le territoire français :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- il est entaché d’une absence de motivation ;
- il méconnait l’article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d’une erreur de droit en l’absence de notification de la décision de la Cour nationale du droit d’asile ;
- il est entaché d’un défaut d’examen individuel de sa situation ;
- il méconnait son droit à un recours effectif et son droit à être entendu ;
- il est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation professionnelle ;
- il méconnait l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnait les stipulations de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et le préfet s’est cru à tort en situation de compétence liée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mai 2025, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de M. d’Argenson, président, a été entendu au cours de l’audience publique.
Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
M. B..., ressortissant bangladais né le 5 juin 2002, déclare être entré sur le territoire français le 13 septembre 2023. L’intéressé a présenté une demande d’asile qui a été rejetée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 2 mai 2024, décision confirmée par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) le 15 octobre 2024. Par un arrêté du 21 janvier 2025, dont il demande l’annulation, le préfet de police de Paris l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office.
Par un arrêté n°2025-00062 du 13 janvier 2025 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet de police de Paris a donné délégation à Mme D... C..., attachée d’administration de l’Etat, signataire de l’arrêté attaqué, pour signer toutes décisions portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de la signataire de l’arrêté doit être écarté.
L’arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, en conséquence, suffisamment motivé.
Si le requérant soutient que l’arrêté attaqué ne mentionne ni les nom et coordonnées de l’interprète ni la langue utilisée, cette irrégularité, à supposer qu’elle soit établie, est relative aux conditions de notification de la décision attaquée et est sans influence sur sa légalité. L’intéressé a en tout état de cause nécessairement compris les termes de la cette décision puisqu’il a été en mesure de la contester par la présente requête. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 141-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doit donc être écarté.
Il ne ressort ni de la motivation de la décision attaquée ni d’aucune autre pièce du dossier, que le préfet de police de Paris n’aurait pas, avant de prendre la décision attaquée, procédé à un examen de la situation personnelle de M. B... au regard des éléments qui avaient été portés à sa connaissance. Par suite, ce moyen doit être écarté.
M. B... a été entendu par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, puis par la Cour nationale du droit d’asile dans le cadre de l’examen de sa demande d’asile. En raison même de l’accomplissement de cette démarche, qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, l’intéressait ne pouvait ignorer qu’en cas de rejet de sa demande, il pouvait faire l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire français. En tout état de cause, l’intéressé n’établit ni même n’allègue qu’il aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux ou qu’il aurait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit prise la mesure d’éloignement litigieuse. Alors qu’il ressort des pièces du dossier, notamment des procès-verbaux d’audition dressés le 21 janvier 2024, qu’il a été entendu par les services de police préalablement à l’édiction de la décision attaquée en présence d’un interprète en langue bengali, et a donc été en mesure de présenter ses observations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe général du droit d’être entendu issu du droit de l’Union européenne, doit être écarté, de même que celui tiré du droit à un recours effectif, à supposer qu’il ait été régulièrement soulevé.
Aux termes de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : (…) 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2 (…) ». Aux termes de l’article L. 542-1 du même code : « (…) Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ».
Il ressort de l’application « telemofpra » produit par le préfet de police de Paris, dont les mentions font foi jusqu’à preuve du contraire, que la décision de la Cour nationale du droit d’asile rejetant sa demande d’asile a été lue en audience publique le 15 octobre 2024. L’intéressé ne bénéficiait plus, à compter de cette date, du droit de se maintenir sur le territoire et le préfet de police de Paris pouvait légalement décider, le 21 janvier 2025, de prononcer à son encontre la décision contestée. Par suite, le préfet de police de Paris a pu, sans commettre d’erreur de droit, prendre à l’encontre de M. B... la décision contestée.
Il ressort des pièces du dossier que M. B... n’est présent sur le territoire français, selon ses déclarations, que depuis le 13 septembre 2023, qu’il est célibataire et sans enfant, sans travail, sans ressources et sans la moindre insertion sociale. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales doit être écarté, de même que celui tiré d’une erreur manifeste d’appréciation.
M. B... soutient qu’il serait exposé à des traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d’origine le Bangladesh ou à des menaces sur sa vie de la part des membres de la ligue Awami et des autorités bangladaises. Toutefois, son récit est très peu circonstancié et il n’apporte à l’appui de ses allégations aucune pièce permettant d’en apprécier le bien-fondé, alors que sa demande d’asile a été rejetée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d’asile. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le préfet aurait méconnu les dispositions de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales doit être écarté, de même que celui tiré de ce qu’il se serait cru en situation de compétence liée par les décisions de l’OFPRA et de la CNDA.
M. B... n’a pas sollicité le bénéfice de l’aide juridictionnelle. Il n’y a donc pas lieu de l’admettre à cette aide à titre provisoire.
Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 2 : La requête de M. B... est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B..., à Me Paëz et au préfet de police de Paris.
Délibéré après l’audience du 11 septembre 2025, à laquelle siégeaient :
M. d’Argenson, président,
Mme Sénécal, première conseillère ;
Mme Koundio, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2025.
Le président-rapporteur,
signé
P.-H. d’ArgensonL’assesseur le plus ancien dans l’ordre du tableau,
signé
Sénécal
Le greffier,
signé
V. Guillaume
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.